Demain même heure

Voilà, je vous écris les derniers mots de mon petit appart de banlieue de Rotterdam. Demain à cette heure-ci je serai dans un train reliant la capitale à ma chère ville de province. Non non ma valise n’est toujours pas finie, mais promis elle sera prête pour demain ^^.

Comme à chaque fois qu’il faut quitter un endroit, la question des adieux se pose. A vrai dire j’ai toujours eu du mal avec ça. Il y a ceux qui préfèrent faire comme si de rien n’était, comme si on allait se revoir. Ensuite il y a ceux qui font des grosses fêtes pour se dire au revoir. Et moi? Moi j’ai testé un peu tout ça. La plupart des fois j’écris. J’écris à la personne qui va me manquer pour lui faire comprendre à quel point ça me fait mal. Je ne suis pas vraiment capable de dire ça avec des mots, là comme ça, face à face. Je suis bien plus à l’aise avec un papier et un crayon.

Puis y’a aussi eu ces fois où je n’ai rien fait. Ces fois où j’ai laissé la fin arriver sans rien dire. Et je dois dire que la plupart du temps, c’est ces non-adieux que je regrette. Pour ma part, la plupart du temps ce fût pour des décès. Des enterrements où je ne suis pas allée. Aujourd’hui, même si je sais que ma présence dans ces moments là ne va rien changer au drame de la situation, je sais aussi que ça fait partie de mon deuil. Il faut que j’y aille pour me sentir mieux. Partager ma tristesse une bonne fois pour toutes, pleurer toutes les larmes de mon corps pendant 24 heures et être épuisée à ne plus avoir la force de pleurer encore. Voilà ma méthode pour les adieux définitifs et imprévus.

Demain, ce sera un peu différent. Je ne vais voir personne de spécial. Les gens qui vont me manquer sont déjà partis, je les ai déjà serrés bien fort dans mes bras, mais sans larmes. Pourquoi? Parce qu’ils ont déjà leurs billets pour venir me voir. Je suis donc sûre que je les reverrai.

Mais demain, il y aura quand même des adieux. Des adieux à cette vie que je quitte. Et je sais que ça serait mieux pour moi que je pleure tout le trajet. Oui, quitte à avoir l’air d’une grosse nunuche dans le Thalys et le TGV, ce serait le mieux que je puisse faire. Je sais que si je ne le fais pas une bonne fois pour toutes demain, ça sera un peu chaque jour…

Et la question dans ces moments là est, vaut-il mieux partir comme une voleuse, appeler un taxi et se casser ou demander à quelqu’un de t’accompagner, quelqu’un qui te dise au revoir sur le quai de la gare.

J’hésite, je ne sais pas ce qu’est le pire. Dans tous les cas, demain je ne serai pas seule. C’est plus à cause d’un problème technique qu’autre chose, je n’arrive pas à porter ma valise, il me faut donc l’aide d’un gentleman ^^.

Voilà, demain ça sera dur, mais pas le choix. Malgré le ciel plus que gris ici, j’ai quand même prévu les lunettes de Soleil pour le trajet, histoire de cacher les yeux bouffis et les larmes.

See you soon, dans d’autres contrées.

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This is the last words I’m writing from my room in a suburb of Rotterdam. Tomorrow, at the same hour, I’ll be in a train between the capital and my dear city of province. No, my suitcase is not packed yet but I promise it will be ready for tomorrow.

As at each time that I have to leave a place, there are goodbyes. It’s still hard for me to do that. Some people prefer as nothing will happen, as if we will see each other again. Others prefer to make a big party to say goodbye. And me? I have tested quite all the possibilities and almost every time, I prefer wirte. I write to the person I will not see again to show it how it is important for me. I am not really able to tell that face to face, it’s easier to just write.

But there is also times where I do nothing. These times where I let the end coming without saying bye. I do that especially when someone that I love is leaving for ever, for a death. I’ve done this for funerals and I definitely regret. I know that my presence at these events will not change the end but I also know that it’s a part of my mourning. I need t go there to feel better, share my grief all a day is better for me than stay at home and continue to cry for months.

Tomorrow will be different. I’ll see no one special. I have already said by to my best friends but without tears caus I know I’ll meet them again very soon. In fact, they are coming to Marseille next week.

But tomorrow there will be some goodbyes. Goodbye to my life here, to these moments, to this city. I know it would be better for me to cry all along the trip in train. If I don’t do that tomorrow, I’ll keep all for me for a while.

The question in this kind of moment is, is it better to leave alone without saying nothing or to ask someone to come with you? Someone to look at you toward the train window…

Tomorrow, I’ll not be alone. I’m too weak to carry my suitcase ^^, so a friend will come with me to the train station.

Tomorrow will be difficult, but I don’t have the choice. Despite the grey sky, I have planned to take my sunglasses in my handbag, to hide my crying eyes.

See you soon, but in an other country.

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Van Gogh, la Provence et moi.

Vous le savez surement déjà mais Van Gogh est l’artiste hollandais par excellence, c’est donc tout à fait normal que j’ai profité de mon séjour ici pour aller voir certaines de ses oeuvres de plus près. Oui je suis comme ça moi, une fille à musées. Et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui font que j’ai adoré ma vie ici. Oui oui et je l’assume, même si de nos jours c’est parfois vu comme une tare d’être jeune et d’aimer la Culture avec un grand C. J’aime les musées, la peinture en générale et encore plus l’Impressionnisme. Et ce qui m’a frappé en Hollande, et avec le recul, dans beaucoup de lieux que j’ai visité, la culture française est toujours énormément représentée. Pourquoi je dis ça? Ben parce qu’à vrai dire je suis allée dans quelques musées ici sans vraiment savoir ce que j’allais y trouver et là, en rentrant dans une pièce, en regardant un tableau de loin, tu sais déjà que le paysage représenté n’est pas en Hollande. Tu peux aussi de suite dire que c’est du Monet, ou du Manet bien sûr ou encore du Lautrec, enfin bon, y’a du choix quoi. Tu peux aussi souvent dire en 3 secondes que la scène se passe en France et plus précisément en Provence. Et oui, parce qu’il faut le dire, les peintres du monde entier, et pas les plus mauvais d’entres eux (Van Gogh, Picasso…) ont été très inspirés par les paysages de la région. Et moi, petite provinciale, petite provençale, à des kms de chez moi, ben ces oeuvres me parlent. Elles m’auraient presque données le mal du pays à moi qui me sens si bien ici. Parce que même si je dois dire que les paysages néerlandais m’ont parfois époustouflés, il n’y a pas de comparaison avec la Provence. Cette lumière que les impressionnistes, et autres Van Gogh ont tant su retransmettre sur les oeuvres, je ne sais pas si on peut la retrouver ailleurs. En tous cas, pas ici, pas dans le Nord. Oui car pour moi c’est presque le  Pôle. Quand j’ai choisi Rotterdam, je n’avais pas conscience de la différence de climat, de paysages qu’il pouvait y avoir. Je pensais vraiment aller à Lille, mais dans un autre pays quoi? Je trouvais même mon choix presque trop simple en renonçant aux pays Scandinaves, pas assez de dépaysement. Je pensais trouvé juste quelques degrés de moins au thermomètre et pis c’est tout. Tu parles! C’est 10 bons degrés qu’il faut enlever oui! Aujourd’hui j’ai bien conscience que même s’il n’y a que la Belgique qui sépare la France des Pays-Bas, il y a en fait un monde. Et ces chefs d’oeuvre de la peinture m’ont rappelé à quel point ma région est belle et à quel point il y fait bon vivre.

Ce qui m’a plu aussi c’est voir les réactions des autres visiteurs étrangers face à ces toiles. Ils avaient l’air assez impressionnés par la beauté des paysages. Et moi, j’avais juste envie de leur dire: « c’est chez moi! ». Et là je me dis que j’ai de la chance d’être née là. Je dis pas qu’eux ont moins de chance, non non, mais dans ces moments là je suis fière. Fière de pouvoir voir ces paysages en roulant quelques kilomètres loin de la ville. Je ressens la même chose quand je parle à des étrangers qui apprennent le français. Je  me rends compte dans ces moments que notre langue est très difficile à apprendre et qu’on a bien de la chance qu’on nous l’ai inculqué si tôt. Je pense pas que j’aurais le courage d’apprendre le français si ce n’était pas ma langue maternelle. Puis le truc avec moi c’est que d’ordinaire je ne suis pas forcément très fière d’être française (c’est surtout à cause la politique et de non mauvaise foi ça), mais comme beaucoup de monde, à l’étranger, je deviens presque chauvine et j’ai envie de crier partout que ce tableau là c’est d’un peintre français, et ce paysage là, c’est en France, comme si ça allait changer quelque chose à la vie des autres de le savoir. Enfin moi ça me rend heureuse, c’est déjà ça. C’est pas parce que c’est Van Gogh ou Picasso, pas parce qu’ils sont connus. Non, c’est juste que je pense que quand un artiste est capable de faire passer tellement de choses dans une toile, c’est qu’il a quand même une putain de sensibilité à ce qu’il voit, à la nature et ça me plaît de savoir qu’ils ont été sensibles aux mêmes paysages que moi. C’est un peu comme si ils me donnaient leur veto pour dire que c’est magnifique!

En gros, je pense que si j’étais quelqu’un d’autre devant ces tableaux, je prendrai juste le premier avion pour le Sud de la France. Alors non, je ne dis pas que c’est le plus bel endroit du monde, j’ai eu la chance de voir déjà pas mal de contrées en 22 ans et je sais bien qu’il y a des lieux bien plus magnifiques mais ce soleil, cette lumière… Je pense que même si je fais ma vie sur une île paradisiaque, elle me manquera! Et même si je sais que je veux pas passer toute ma vie à Marseille, je sais aussi que j’aurai besoin de revenir plusieurs fois par an dans la région, juste pour pouvoir me réchauffer sous les rayons de ce Soleil bien particulier.

Parlons un peu de Van Gogh quand même, parce que lui aussi y est pour beaucoup dans mon ressenti face à ces toiles. Ce mec me rend dingue, un vrai génie. J’ai beau apprécié Da Vinci, Vincent me parle bien plus que Leonardo en fait. Il est parti de presque rien, et il a travaillé avec tellement d’acharnement qu’il est devenu l’artiste que l’on connaît maintenant. Ce qui m’impressionne le plus c’est qu’il était à l’aise avec plusieurs techniques à la fois, il ne se limitait pas à une méthode. Il suffisait qu’il voit le tableau d’un peintre utilisant une autre technique, pour qu’il réussisse à faire de même après plusieurs heures de travail. C’était un bosseur quoi, mais un bosseur de talent. Du coup, son oeuvre est très éclectique et pour moi, il était clairement schizophrène du pinceau, comme si un jour il pouvait peindre d’une façon et le lendemain changer radicalement de style. Peut-être qu’au fond, si Van Gogh n’avait pas été un peu « fou », nous n’aurions jamais eu la chance de voir des chefs d’oeuvres du niveau de celles qu’il nous a laissées.

Enfin, moi qui était presque triste, ou du moins déçue de ne pas avoir le temps de voir les champs de tulipes en fleurs avant mon départ, Van Gogh m’a réconforté. D’abord, contrairement à mes amis Thaïlandais ou Canadiens, des tulipes j’en ai déjà vu plein dans ma vie. Puis entre nous, vous en connaissez beaucoup vous des tableaux de Van Gogh appelés Les Tulipes? – Les Tournesols, y’a que ça de vrai!

Oui oui je fais de l’auto-persuasion, mais j’en ai bien besoin pour encaisser mon départ.

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As you probably know, Van Gogh is the Dutch painter by excellence. It is so normal that I come to see his masterpieces during my trip. Yes, I’m definitely a girl who likes museums and it’s also why I have liked my journey here so much.  What I have noticed in Holland, and maybe everywhere I went, it’s that the French Culture is everywhere. When you are visiting a painting museum and that just by going in a room you can say that this landscape is not a Dutch landscape, when you can see Monet or Manet’s paintings in several countries… You can also say in less than 3 seconds that this landscape is definitely in France and often, in Provence. Yes, painters from everywhere liked Provence’s landscapes. And me, little provincial, little provençale, far away from my home, these paintings are meaningful for me. Even if I had really liked my exchange here, these paintings could make me miss my region. Even if I have seen some Dutch landscapes very amazing, it’s nothing compare to Provence. This light that painters managed to represent, I’m not sure to find it somewhere else. In any case, the light is not the same here, in the Netherlands, in the North. When I have chosen Rotterdam, I was not aware that the climate, landscapes will be so different. I was thinking tht it was just like going to Lille. I even found my choice a bit too simple, not a lot of disorientation. Today, I’m aware that even if there is only Belgium between the Netherlands and France, it’s like another world and these paintings reminded me how my region is wonderful and how it’s agreeable to live there.

What I have also liked when I visited museums was to see how others visitors reacted in front of such landscapes. I wanted to tell them : « it’s where I come from ». I’m so lucky to come from there. I don’t want to say that they are less lucky than me, just that I’m proud. I feel the same with foreign people trying to learn French. When I speak with them, I’m glad to have French like mother tongue. It’s such a difficult language to learn when you are not a native speaker. I’m not sure I’ll be enough brave to learn it if I wasn’t French myself.  When I watch these paintings, I’m just happy. Happy that artists like Picasso or Van Gogh liked my region and are able to see how beautiful this place is.

If I was someone else in front of this pieces, I would probably buy a plane ticket to fly directly to South of France and discover these places. I know that’s not the more beautiful place on this Earth. Even at 22, I have travelled a bit and I have seen very nice places, but I know that this Sun, this light is not exactly the same somewhere else. It’s also why, if I live not in South of France later, I’ll probably have to come back often, just to see this light.

Now, let’s talk about Van Gogh. This guy make me mad. He was nothing at the beginning and learned all these technics to become as famous as now. For me, he is a genuine. He was able to switch of methods of painting between two pieces. For me, it’s a bit like if he was schizophrenic in his art. If he was not a little “mad”, we would probably not have such beautiful and diverse paintings like this.

Finally, me who was sad to not be able to see tulips fields before my leaving, Van Gogh consoled me. First, I have already seen a lot of tulips in my life, then, you know a lot of Van Gogh’s paintings representing tulips? – The Sunflowers, this is the truth!

He was there…

Parce qu’il y’a des moments comme ça qui font que c’était lui et pas un autre et qu’on le veuille ou non, ce ne sera jamais pareil avec le prochain ou les dix suivants. Non je ne suis pas en train de dire que ce sera moins bien, juste différent. Parce que ces moments, je ne pourrais les revivre avec personne d’autre, heureusement ou tant pis.

Parce que c’est lui qui était là dans les meilleurs souvenirs de ma vie, mais aussi dans les pires. C’est le seul qui aura eu la chance de connaître ma grand-mère, et c’est quand je pense à des choses comme ça que j’ai envie que ça soit toujours lui, lui l’homme de ma vie. Parce que j’ai l’impression qu’il me raccroche à elle. Il l’a connu, ils se sont appréciés. Il a passé mes derniers moments avec elle avec moi, il m’a soutenu quand j’ai été effondrée par son décès et ça durant le temps qu’il a fallu pour que je m’en remette. Il était là quand je me faisais opérer, il m’attendait dans la salle d’attente inquiet. Il était là aussi, tout prêt de son téléphone la nuit quand il y’avait de l’orage et qu’il savait que je n’étais pas rassurée toute seule dans mon lit. Il était là, au téléphone, le jour où je lui ai dit que j’avais le permis. Il était avec moi le jour des résultats du Bac, devant les panneaux. Il était là, à me consoler après une des plus grosses déceptions de ma vie. Il était avec moi dans tous ces moments là.

Et puis un jour il est parti, sans que je sache vraiment pourquoi. Pourtant, je pense que moi aussi j’ai été là pour lui…

Alors oui je sais, et j’y crois quand on me dit qu’il y en aura un autre qui sera prêt à être au moins autant là pour moi et que lui, ne me lâchera pas du jour au lendemain, mais y’a des choses que cet autre homme ne vivra pas avec moi.

J’aurais aimé qu’on puisse parler tous les deux à nos futurs enfants d’à quel point nos grands parents étaient beaux, étaient adorables. Je le ferai bien sûr, mais le papa en question ne pourra pas ajouter sa petite anecdote, comme je ne pourrais pas dire à ses enfants à lui: « Ah votre arrière grand-mère c’était quelqu’un! D’ailleurs, ces beignets à la cerise que vous voyez là, ben c’est sa recette à mamie Janine. » Ces souvenirs, je les garde pour moi.

Je sais, ce n’est que des détails, que des broutilles, mais ça aurait été tellement beau qu’on continue à y croire, à deux. Car quoiqu’il arrive, quand je penserai à ces durs comme à ces beaux moments de ma vie, il en fera partie, et c’est sans doute ça qui fait que je ne suis pas prête à l’oublier, et que je le serai surement jamais.

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Some moments made people with who you lived them unique and you know that it will never be the same with someone else. I’m not saying that it will be less good, just different. These moments, I will never live them with someone else, fortunately or not.

He was there in the most beautiful memories of my life but also the worst ones. He is the only one who had the chance to know my grandmother, and it’s when I think about that I wish he was still the one! I have the feeling that he is the link between her and me. He was there when I have spent my last moments with her, he was there when I was collapsed after her death. He was there, waiting for me in the waiting room during an operation. He was the one who kept his phone switched on stormy nights because he knew that I should be afraid like a child girl in my bed. But he was also with me the day I had my driving license. He was with me in front of the results of the baccalauréat. He was the one who consoled me after one of the biggest deception of my life.

And one day, he left, without telling why even if I have been there for him too…

I know and I believe people when they tell me that one day, someone else will love me at least as much he loved me, and will do maybe more for me that he did. The point is that this man will never live these moments with me.

I wanted to tell our children how our grandparents were amazing. I’ll obviously tell mine about tha but he wouldn’t tell what he thought about them. I will never tell to his children: « Look at these cherry fritters, it is your great-grandmother who taught me how to cook it. » These kind of memories, I will keep it for me.

I know it’s nothing, just some details but I wish we continued to believe in our love, both of us, because whatever what will happen, each time I will think about these moments of my life, I will think about him…

Twenty Two

Aujourd’hui j’ai 22 ans. Je vais pas vous faire un laïus sur ce que ça me fait de prendre un an de plus parce qu’entre nous, ça ne me fait pas grand chose. Je sais juste que je m’éloigne un peu plus de mes 20 ans tout en restant à une distance plus que raisonnable des 30.

Today I’m 22. I’ll not tell you what I feel to become older, because I feel nothing. I just know that I distant my 20 years old and get closer to my 30.

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Et l’autre fois, en écoutant de la musique dans le tram, je me suis un peu plus attardée que d’habitude sur les paroles d’une chanson, celle de Lily Allen qui se nomme justement 22.

Last time, I was listening music in the tram when I started to understand more precisely Lily Allen song’s lyrics. 

Je sais que j’ai tort de penser ça, que c’est pas parce que je suis seule à 22 ans que je le serais toujours à 30. C’est juste que j’ai un mauvais exemple en tête qui me fait penser que je vais suivre le même chemin. Et je trouve que ces paroles sont quand même assez vraies et montrent le poids que la société fait parfois peser sur nous. J’ai vu mes cousines rester seules jusqu’à la trentaine voire un peu plus, et je dois dire que moi-même je commençais à me faire du soucis pour elle. Parce qu’elles sont magnifiques et je ne pouvais pas concevoir qu’à cause de cette foutue horloge biologique, elles passent à côté d’une part importante de la vie d’une femme, ou de la vie tout court, un enfant ! C’est parce que je pense à elles que cette chanson me parle aujourd’hui alors que oui je n’ai que 22 ans mais peut-être que dans 8 ans, je serais à leur place. Je n’avais jamais pensé ça avant puisque  tout était déjà planifié, le super boulot à 24 ans, l’achat de l’appartement à 25, le mariage à 26 ans puis le premier rejeton avant 30 ans. Autant dire que tout ça n’est plus au programme d’où mon intérêt plus particulier pour ces paroles.

I know I shoul not think that, it’s not because I’m single at 22 that I’ll be single at 30. It is just because I have a good example which make me feel that I’ll do the same. I find these lyrics true, it shows what the society put on our shoulders. I have seen my cousines stayed single until 30 or more, an even me I started to get worried for them. They are gorgeous and I couldn’t accept that because of this fucking biological clock, they missed a part of a woman’s life, have a babThey are gorgeous and I couldn’t accept that because of this fucking biological clock, they missed a part of a woman’s life, have a baby. It is because I think about them that I understand this song today. I have only 22 but maybe in 8 years, I’ll be I their shoes. I haven’t thought about that before because all my life was planned, a good job at 24, buy a flat at 25, get married at 26 and the first kid at 30… Nouw, it’s the past, it’s why I completely understand this song. 

When she was 22 the future looked bright
But she’s nearly 30 now and she’s out every night
I see that look in her face, she’s got that look in her eye
She’s thinking how did I get here and wondering why

It’s sad but it’s true how society says her life is already over
There’s nothing to do and there’s nothing to say
‘Til the man of her dreams comes along
Picks her up and puts her over his shoulder
It seems so unlikely in this day and age

She’s got an alright job but it’s not a career
Whenever she thinks about it, it brings her to tears
‘Cause all she wants is a boyfriend, she gets one night stands
She’s thinking how did I get here, I’m doing all that I can

It’s sad but it’s true how society says her life is already over
There’s nothing to do and there’s nothing to say
‘Til the man of her dreams comes along
Picks her up and puts her over his shoulder
It seems so unlikely in this day and age

It’s sad but it’s true how society says her life is already over
There’s nothing to do and there’s nothing to say
‘Til the man of her dreams comes along
Picks her up and puts her over his shoulder
It seems so unlikely in this day and age

Sur ce je m’en vais fêter dignement mon anniversaire avec deux supers cadeaux qui sont venus tout droit de France pour l’occasion !

Now, I will celebrate my birthday with two nice friends come specially from France.

Appréhension

Il y a deux mois je quittais la maison familiale pour une expérience unique qui je savais allée d’une façon ou d’une autre me changer. Je voyais ce départ comme un bol d’air immense dont j’avais plus que besoin. C’était l’évènement que j’attendais depuis des mois. Au départ, j’ai vu ce séjour comme une contrainte, il ne faisait pas partie de mes plans de vie, puis la vie a fait que tous ces plans là justement sont tombés à l’eau. Du coup, quand une fille comme moi qui aime tout prévoir dans sa vie se retrouve sans plus aucun objectif, ben on se raccroche à ce qu’il reste, c’est-à-dire ce qui est déjà prévu. Dans mon cas, c’était ce départ à Rotterdam.

Je n’ai pas envie d’expliquer pourquoi j’ai choisi Rotterdam, à vrai dire les raisons ne sont plus valables à présent, n’empêche que je suis plus que contente d’avoir atterri avec un peu de hasard (1 chance sur 3), dans cette ville. Aujourd’hui, je suis à J-9 du départ et je crois que l’appréhension que j’ai ressenti avant mon arrivée ici n’était rien comparée à celle que je ressens à présent.

Ce poids qui pèse sur moi, cette boule dans le ventre quand je pense au fait que je vais bientôt rentrer, retrouver cette vie qui n’est plus vraiment la mienne. Plus la mienne parce que je suis partie depuis un peu plus de deux mois mais surtout parce que ce n’était pas ma vie tout simplement. Ma vie c’était 5 jours par semaine dans une maison et 2 jours par semaine avec le « feu » amour de ma vie (non non il n’est pas mort mais pour moi ça revient au même). Les 3 derniers mois avant mon départ, j’ai dû m’habituer à cette drôle de nouvelle vie tout en sachant que j’allais pas tarder à la quitter pour découvrir ce qui m’attendait dans cette contrée qu’on appelle Pays-Bas.

Aujourd’hui je sais que j’ai vécu surement ce qui restera parmi les meilleurs moments de ma vie. Non je n’ai rien fait d’extraordinaire, la destination en elle-même n’était pas si inoubliable, je veux dire comparée à certains potes qui sont en Inde ou aux US mais qu’est-ce que j’ai appris sur moi, sur les gens, sur tout. Et ce qui me tue dans tout ça c’est que je sais que ça ne se reproduira jamais. C’est comme un moment volé dans une vie, deux mois en suspends. Première fois que je vis seule, première fois que je dois vraiment tout faire par moi-même, je veux dire tout de A à Z et dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle. Alors non ça n’a pas toujours été facile, oui beaucoup de gens m’ont aidé sur place mais putain que c’était bien. Oui je sais je parle déjà au passé alors que je suis pas encore partie mais je sais que c’est la fin.

J’ai beaucoup pensé à une de mes amies pendant mon séjour, elle comprendra très vite pourquoi mais pour moi la citation Carpe Diem n’a jamais autant eu de sens que pendant ce séjour.

Alors non je ne pense pas avoir changer, je pense être la même mais je pense que j’ai une ouverte d’esprit bien plus grande qu’avant (et entre nous, plus tolérante que moi, tu meurs.) Mais découvrir ces personnes de pays que je ne connaissais quasiment pas, créer des liens très rapidement et très forts avec eux, puis savoir que ça va s’arrêter… Vous allez me dire que je ramène tout à la rupture mais oui s’en est une, c’est une rupture. Heureusement, je ne suis pas tombée amoureuse, j’ai eu quelques coups de coeur mais mon petit coeur d’artichaut n’a pas cédé, OUF ! Me connaissant, c’est presque un miracle. Je pense que ce n’est pas pour rien si ce n’est pas arrivé. C’est peut-être qu’en 4 ans, je ne suis plus capable de retomber aussi facilement amoureuse que ce qu’avant puis mon coeur a sans doute encore un peu la tête ailleurs, je sais pas pourquoi mais je parierai sur la Finlande…

Tout ça pour dire que c’était unique et ça le restera ! (du moins je l’espère)

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2 months ago, I was leaving the family’s house to start a new experience which I knew, will change me. I saw this departure like a new life that I really needed at this moment. It was the event that I was waiting for since several months. At the beginning, this journey was for me a constraint which was not in my life’s plan, but destiny made my plans over. When a girl like me, who like that everything was planned, met without no more objectives, she hanged on to the rest, that is to say, my depart to Rotterdam.

I don’t really want to explain why I have chosen Rotterdam, reasons are no more valid but I’m very glad to have made this choice. I had one chance on three to go to this city. Now, I’m at D-9 before my come back in France and I think that the apprehension I had before my arrival here was nothing compare to what I feel now.

I think to the fact I’ll come back home soon, that I’ll find back this life which is not mine. My life, it was 5 days a week in a house, and 2 days a week with him. The last 3 months before my leaving, I had to be used to this strange life but I knew that I’ll leave, it’s was different. Now, I have no more plans to encourage me to live this life.

Today, I know that these two months will stay in my life’s best moments. I did nothing special, the destination was not unforgettable compare to the US or India for example but I have learnt a lot about me, about people, about all. And what is killing me it’s that I know it will never happen again. It’s like a stolen moment in a life, 2 months a part of everything. First time I lived by myself, first time I had to do everything alone from A to Z and in another language. It was not always easy, a lot of people helped me there but it’s was fucking good ! I know I speak to the past even if I’m still here but I know it’s the end.

I have thought a lot to one of my friends during this trip, she will understand why. The Carpe Diem sentence has never been so meaningful for me.

I don’t think I have changed, I’m still the same but with an even bigger open-mind than before. Meet people from countries that even didn’t know, became friends with them  and share things very strong together and know that will stop… Fortunately, I didn’t fall in love, it was unexpected! I think that just means I’m not ready to start a new love story.  

It was unique !

« Capri, c’est fini »

« Je ne crois pas que j’y retournerai un jour »…

Je sais pas vous mais moi, après une rupture, je me dis « Je ne remettrais plus jamais les pieds ici, trop de souvenirs avec lui », « Ce resto ? Oublie, trouves en un autre, trop de souvenirs! ». Puis un jour, sans t’en rendre compte, t’y retournes simplement parce que ces endroits tu les aimes, ou parce qu’ils font partis de ton quotidien, avec ou sans lui.

J’avais déjà pensé ça à la fin d’une autre histoire et je me suis bien rendue compte que  quand tu aimes une ville, ce n’est pas un mec qui t’empêche de l’aimer encore.

Alors non, même si ça me paraît dur là tout de suite, je ne renoncerai jamais à remettre les pieds à Londres ou New York. Et je vous dirais même que si y’en a un des deux qui ne devrait plus y aller, c’est lui. Parce que c’est sa faute à lui si aujourd’hui ces souvenirs nous font mal (oui j’ose croire qu’à lui aussi ça lui fait un peu mal.) Ces villes, ces lieux m’appartiennent au moins autant qu’à lui.

D’ailleurs, pas plus tard qu’hier je suis retournée à Paris, et au pire endroit possible, pour une ancienne amoureuse, le pont des Arts. Oui c’est vrai, j’aimerais savoir si notre cadenas y est toujours, oui j’avoue j’ai un peu regardé de tous les côtés pour voir si je le voyais mais non je ne m’abaisserai pas à regarder chaque cadenas un par un. Et puis s’il y est toujours, faible comme je suis je serais capable d’y voir un signe. Je préfère accepter l’hypothèse de ma copine Thaïlandaise: « il doit tellement y en avoir que la ville de Paris doit être obligée de les enlever de temps en temps, pour faire de la place pour les autres ». Elle m’a aussi demandé si j’avais toujours la clé du mien. La réponse? Bien sûr que non. Et si je l’avais, est-ce que je l’enlèverais? Je ne pense pas. Parce que même si aujourd’hui toute la signification qu’il y a autour ne représente plus rien, au moment où on a fermé ce cadenas, on y croyait. Enfin au moins l’un de nous deux y croyait.

Mon amie m’a aussi proposé qu’on en mette un toutes les deux pour voir si dans 10 ans il y est toujours. On l’a pas fait mais elle voulait ainsi qu’on le casse ensemble lors de futures retrouvailles, juste pour pouvoir dire que 10 ans après, on est toujours amies. C’était tout de même super mignon.

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I don’t know if it’s the same for you but at the end of a love story, I always say : “I’ll never go there again, too much memories.”, “This restaurant ? Find another one, too much memories!”. And a day, you just go back there because it’s just a place that you like, a place of you daily life, with or without him.

I have already thought that after another relationship, but when you love a city, it’s not guy who will prevent you to still love this place.

So, even if at the moment it seems difficult for me, I’ll never give up to go back to London or New York. And I can even say that if one of us shoud give up, It’s him. These cities are part of my life.

By the way, two days ago, I went back to Paris, at the worst place possible in the city, le Pont des Arts. Yes, I would like to know if our lock is still here, yes I have a bit looked for it but I’ll never look all the locks only to find it. And if I found it, I could be able to hope something, see like a sign, so… I prefer to believe my Thai friend’s hypothesis : there are so many locks that the city should cut some locks very often to let space for new locks. She asked me if I still have the key. Of course not, the key is in La Seine. And if I had the key, would I open the lock ? I don’t think so. Even if today it means nothing, at the moment we closed this lock, we believed in our love. At least one of us.

My friend also told me that we can put a lock on the bridge to represent our friendship and to check if in 10 years the lock is still here. We didn’t do that but she wanted to come back in 10 years to cut it together and show that we are still friends. So cute! 

Diluvien(ne)

Un blog, et oui, encore un. Je dois dire que je ne sais même plus combien j’en ai eu avant celui-ci parce que j’ai cette sale manie d’arrêter de bloguer quand je nage en plein bonheur. Vous me direz que c’est facile de bloguer seulement quand ça ne va pas, et je vous répondrai que je suis bien d’accord avec vous et que c’est d’ailleurs pour ça qu’à présent je ne compte plus m’arrêter. En même temps que j’écris ce post, j’imagine sa réaction à Lui si il savait ce que je suis en train de faire. Il me dirait surement un truc du genre: « tu ne grandiras donc jamais », « pourquoi t’as besoin d’exposer ta vie comme ça? ». Et je sais que ce n’est pas le seul à penser ça mais ma réponse va être simple. Que vaut-il mieux, raconter sa vie sur la toile ou ne pas être capable de dire ne serait-ce qu’à la personne qui partage ta vie pourquoi tu vas mal? Ben oui moi je préfère assumer devant les gens qui liront ce blog que oui si je me remets au clavier aujourd’hui, c’est surement que je ne suis pas au top. Oui il faut le dire clairement, bloguer c’est ma thérapie à moi et j’en ai surement jamais eu autant besoin que ces derniers mois. Et oui ce n’est pas mon premier blog mais contrairement au deuxième blog que je tiens en ce moment, celui-ci se veut plus personnel. Même avant cette rupture, oui faut le dire on parle bien d’une rupture, j’éprouvais un peu de frustration à tenir mon deuxième blog en collaboration avec des copines. Je ne me sentais pas complètement « chez moi » et du coup j’osais pas m’exprimer complètement. Voilà donc le problème réglait puisque que j’ai une nouvelle maison pour mes états d’âmes et autres mouvements d’humeurs.

Comme je l’ai dit des blogs perso j’en ai eu, et après avoir jeté un dernier oeil à ces vestiges de mon adolescence il y a quelques minutes, je dois bien constater que même après ces 4 ans je n’ai pas changé. D’un côté ça me rassure car ça veut dire qu’au fond je suis toujours moi, cette histoire ne m’a pas complètement changée, mais en même temps se dire qu’on a toujours les mêmes idées qu’à 16 ans, c’est un peu flippant. Ma soi-disant maturité en prend un coup. Passons. Ici je parlerai donc de moi, de ma vie, des questions que je me pose mais aussi de la vie en générale, de politique et de tout ce dont j’aurais envie. Lui, on l’appellera lui, tout simplement et moi ce sera moi, ou peut-être Lu parfois. Parce qu’en fait j’aurais aimé appeler ce blog Madame Lu, oui je sais, super original, à tel point que comme on pouvait l’imaginer, le nom était déjà pris. Ce sera donc Diluvienne. Celles qui me connaissent trouveront  surement plusieurs explications à ce nom et elles seront sans doute toutes vraies.

Comme à chaque début de blog, je m’engage à faire certaines choses. C’est ma façon à moi de me fixer des règles. Cette fois donc je ferai attention à la syntaxe et  aux couleurs que j’utilise afin de ne plus « piquer les yeux » comme dans mes anciennes publications ^^. Si il y a des photos à mes articles, ce sera exclusivement les miennes. Oui car c’est quelque chose que j’ai appris il n’y a pas très longtemps mais je crois bien que j’aime ça en fait la photo. Ah oui, je vais aussi essayer d’écrire en anglais car j’adore cette langue, parce qu’un ami étranger aurait envie de lire ce blog et parce que je pense que ça peut être un bon moyen de progresser.

Et à la question pourquoi pas seulement t’acheter un cahier et écrire un journal intime et arrêter de faire chier ton monde ? Parce que j’ai besoin de m’exprimer et parce que j’aime écrire. Parce qu’inconsciemment ça m’a manqué ces 4 ans d’absence sur la toile même si j’écrivais un peu quand même. C’était un peu différent, plus des lettres d’amour qu’autres choses mais je crois qu’en fait ça m’a manqué de dire ce que je pense à voix haute. J’ai eu un super confident pendant ces dernières années, le lâche m’a laissé tombé, je repars donc un peu en arrière et reviens à ce que je sais faire le mieux, ouvrir ma gueule. Je n’écris pas pour la gloire, et encore moins pour que l’on s’acharne sur mon sort, je le fais déjà très bien toute seule. Je ne sais même pas si je peux dire que j’écris pour aller mieux, je ne pense pas aller si mal en fait. Oui c’est sûr y’a des jours avec et beaucoup de jours sans mais je pense être assez heureuse malgré tout. C’est plus pour ça que j’écris en fait. C’est pour que les jours où je me perds dans mes pensées, dans mes souvenirs, je me remette moi-même dans le droit chemin en lisant ce que je pense réellement 90% du temps.

Alors non je ne pense pas avoir un don pour l’écriture mais je me rappellerai toujours ce qu’une de mes meilleures amies m’a dit à l’époque où j’écrivais encore sur la toile, ça ressemblait à peu prêt à ça : « t’as du talent » ou « t’écris bien » enfin un truc super touchant quoi qui me laisse croire que ça peut intéresser des gens de me lire, et pas que mes amies qui au fond savent déjà surement les 3/4 de ce que je vais raconter ici. Je ne suis pas du genre prétentieuse, je suis plutôt de l’autre côté de la rive même, de la famille des « sous-estimeuse », mais je pense pouvoir dire que les 3 petites fées qui se sont penchées sur mon berceau n’ont pas oublié la dose de gênes artistiques. En même temps, il n’y a qu’à connaître un minimum ma famille pour savoir de quoi je parle. Dans mon entourage c’est presque banal de savoir faire quelque chose de ses dix doigts donc bon…

On dit toujours que les artistes sont inspirés quand ils sont malheureux, je ne suis pas une artiste mais je confirme. C’est fou les idées que tu peux avoir quand tu n’es pas au top de ta forme. Bon disons le franco, quand t’as un chagrin d’amour quoi. Ce sera malheureusement surement le thème prédominant de ce blog même si je vais essayer de parler un peu d’autre chose quand même.

A ce sujet, maintenant que je sais vraiment ce que c’est qu’une peine de coeur comme on dit, j’ai une théorie sur le fait qu’on soit plus inspiré quand on pense avoir perdu l’amour de sa vie (je dis bien pense, car malgré tout, je sais que 4 ans, ce n’est pas une vie). Je pense qu’on a plus d’idées, plus de créativité, tout simplement car on ne pense plus à cette personne qui occupait tant de place dans notre coeur, mais surtout dans notre tête. Oui oui le coeur ne réfléchit pas, ce n’est qu’un organe vital comme un autre. Tous les mérites reviennent au cerveau selon moi ! Tout ça pour dire qu’en sortant de ma vie, il a redonné plus de place au reste. A mes amis bien sûr que j’ai inconsciemment laissé de côté pendant tout ce temps, ma famille, mais aussi mes passe-temps de l’époque, toutes ces petites créations que je faisais, ces sorties, ces projets. Du coup à présent ils reviennent petit à petit et ça je pense que c’est plutôt un bien. En fait, j’ai tellement d’idées que je pourrais vous dire à l’avance les sujets de mes 10 prochains posts.

A blog, yeah once more. I have to tell that I can’t remember how many blogs I had before this one. You will tell me, it’s easy to write a blog each time you are sad and stopp it when you feel better and I’ll answer you that’s true but what is the easiest, keep everything for you, without talking to anyone about your problems or be able to put words on what you feel ?! Personnally, I prefer assume that I don’t feel very well. Yes, blogging is for me a therapy, it’s true and since a few months, I really need that.

I just read again my former blogs and, except my spelling and too much colors, I can say that I could be able to write exactly the same right now. Problem, I stopped to write on theses blogs since 4 years ago. In fact, I haven’t changed. In one hand, I’m glad because that means I’m still the same but in the other hand, that also means that I’m maybe not as mature as I was thinking…

It doesn’t matter, here, I’ll talk about me, about my life and about whatever I want. We will call him, Him and me, will be Me or Lu. All photos on this blog will be my own pictures cause I think in fact I like to take pictures and I’ll try to improve my skills in this domain in same time that I will write this blog.

And why not just a dairy ? Because I need to express myself and to write. I don’t write for glory and neither for mercy. I’m not doing so bad in fact. Actually it is why I want to write here, to remind me when I’m in a bad mood, that others days I’m doing quite well.

I don’t think I have a specific talent for writing but I’ll always remember what one of my best friends told my when I was still writing my formers blogs, something like : « you write well », which let me think that what I’ll write here could interest someone else. I’m not a pretentious girl, I’m more this kind of girls which will always understimate herself but I think that like a major part of my family, I have some artistic skills.  

And like them, I’m more inspired when I feel a bit sad. It’s crazy how you can have more ideas when your heart is broken. I have my own theory concerning this point. I think the fact to lose the person who loved let a kind of space in your heart and your head which let more space for others things and so for creativity too. Actually, I have so many ideas that I can already tell you the theme of my 10 futures posts ^^.