Tu tournes en rond ma pauvre Paulette

Pourquoi c’est quand tu t’aperçois que ça fait un bon mois que tu n’as pas pleuré toutes les larmes de ton corps pour un con, que t’as tenu bien plus que tu le pensais sans lui parler, que tu te retrouves à deux doigts de lui envoyer un message privé sur Facebook ou de le débloquer sur Skype?

Au début t’es fière. Tu te dis que c’est enfin fini, que tu ne pleureras plus pour à cause de lui. Fière d’arriver à vivre sans lui, à ne plus transformer tes yeux en chute du Niagara dès que tu penses à lui, à ces beaux moments mais aussi aux pires, aux dernières semaines, aux adieux…

T’arrives même à esquisser un sourire en même temps que tu verses une larmichette en retombant sur ces photos que tu t’étais empressée de cacher dans un tiroir, le jour J. Oui tu sais, ce jour où tu pensais que ta vie c’était arrêtée, que t’allais mourir tellement tu l’aimais et tellement il allait te manquer.

Oui bien sûr tu as survécu. Personne n’en doutait à vrai dire, à part toi, et peut-être lui qui sait. Oui oui, tes amis avaient raison. Pourtant y’avait quand même un truc positif à être dans cet état végétatif, t’avais retrouvé ton poids idéal… (enfin ça n’a pas duré très longtemps hein ^^) En fait, si j’avais pu choisir je me serai faite larguée en juin, idéal pour l’épreuve du bikini !

Entre temps, tu as repris goût à la vie. Tu t’es rappelée qu’avant lui, tu vivais aussi. Tu t’es souvenue à quel point avant la musique et les amis occupaient une place majeure dans ta vie. A tel point que t’en venais même à dire qu’il ne te manquait plus. Qu’en fait tu ne voulais plus jamais le voir, que la seule chose qui te manquait, c’était votre routine et sa famille.

Puis après il y a aussi ces jours… Ces jours où tu accumules de la fatigue, des problèmes et des soucis. Et dans ces moments là tu te dis qu’en fait ça commence à faire long un mois sans nouvelles, un mois sans savoir comment ça se passe pour lui, un mois où il ne te dit pas que non lui non plus n’oublie pas votre histoire. Et là, tu repars dans la spirale. Peut-être qu’il n’ose pas. Peut-être qu’il va pas bien, peut-être, peut-être, peut-être…

Peut-être que rien du tout ouais. Peut-être surtout qu’il se tape une grande blonde dans un sauna en plein milieu de la Finlande ! Mais même ça, ben j’aurais envie de le savoir. Moi quand je fatigue, je perds toute rationalité.

Alors non, je ne le recontacterai pas. On avait fait un deal, j’attends juste le 31 mai pour voir si lui le tient ou pas. Parce que je n’ai peut-être pas craqué, je ne lui ai peut-être pas envoyé de message mais ça ne m’a pas empêché de poser quelques questions à ex belle maman. Vous croyez que je le sais comment qu’il rentre en France le 31 ? ^^

Non je ne suis pas conne au point de penser que le voir va tout arranger et  qu’on va se remettre ensemble. Je suis même très consciente que ça risque d’être terrible. J’ai bien intégré qu’il ne m’aime plus et qu’il ne m’aimera plus jamais. Et dans le cas où je me trompe, je ne suis même pas sûre que j’arriverai à le pardonner un jour d’avoir pris mon coeur comme ça à mains nues, de l’avoir fracassé sur le béton en le jetant comme ça du haut de son mètre 89 puis de  me l’avoir rendu, comme si de rien n’était, en mille morceaux… Du genre voilà, débrouille toi avec maintenant.

Moi je voudrais juste le voir pour essayer de comprendre. Savoir qui il est vraiment, celui qui m’a comblé de bonheur pendant 4 ans ou le gros con des derniers mois. En fait, je ne sais plus de qui je parle quand je dis mon ex. Je parle de celui qui faisait de moi une princesse ou de cet enculé qui m’évitait dans les couloirs? Si c’est la deuxième réponse, je compte bien lui mettre la gifle monumentale qu’il mérite et tout ça en public. J’ai besoin qu’il me le dise droit dans les yeux et que pour la première et dernière fois il assume son putain de choix. Par contre, si pendant 4 ans il n’a pas joué un rôle, ça va être un petit peu plus compliqué… Mais promis je ne retomberai pas dans le piège.

En plus de la claque, peut-être que je lui rendrais ce cadeau empoisonné, ce chat obèse qui me rappelle chaque jour que ce mec a existé.

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PS : Mr l’Ostéo, si tu passes par là, et que ça te fait chier que je parle de mon ex sur MON blog, je te le redis, ne perds plus ton temps ici.

Qu’ils sont loin mes 16 ans

Nombreux sont ceux pour qui les années de fac, et la vie étudiante en générale représentent les meilleurs moments de leur vie. Non, ce n’est pas mon cas. Je trouve que ma vie n’a jamais été aussi difficile que depuis que j’ai eu ce truc qu’on appelle le BAC. Pour moi, il n’y a aucun doute, mes plus belles années furent celles  que j’ai passé au lycée.

Oui c’est sûr tout n’était pas super, on a eu de très très mauvais moments, des souvenirs douloureux, que quoi qu’il arrive nous n’oublierons jamais, mais n’empêche que je garderai toujours une place spéciale pour cette première année, celle de mes 16 ans.

La seconde, quelle année! Je crois que je n’ai jamais été aussi intéressée par les mecs qu’à cette période là. A l’époque, nombreux étaient ceux qui auraient pariés que je deviendrai une fille volage, qui ne serait jamais capable d’être fidèle à un mec, et pourtant ! Je dois dire que moi même à l’époque j’en aurais douté. Il faut dire que j’entretenais des relations (purement platonique bien sûr), avec des dizaines de gars à la fois. J’aurais presque signé pour une vie où la polygamie féminine serait reine, oui oui j’vous jure. Pourquoi? Simplement parce que j’étais incapable de me décider entre le gentil skater avec qui on jouait au fameux « Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis », le mystérieux dyslexique, le mec super discret et le top model du lycée (et j’en passe).

Bon je l’avoue, c’était sans doute aussi l’année où j’ai eu le plus de succès auprès de cette chère gente masculine. Perso je mets surtout ça sur le compte de la nouveauté, de l’inconnu. Vous savez, ce moment où vous débarquez dans un bahut 3 fois plus grand que votre petit collège de quartier et que du coup, toutes ces nouvelles têtes intriguent, et forcément, toi la fille aux mini-jupes, leggings et Converse, tu intrigues un peu les autres aussi. C’est un peu comme si on était de la chair fraîche les uns pour les autres quoi. Puis bon, à l’époque mon style c’était quelque chose. Des ongles roses et noirs, des cheveux tantôt roux (j’vous explique, à l’époque je vouais un culte à la Petite Sirène), tantôt noirs corbeaux. Je rêvais d’apprendre à faire du skate, oui j’avoue c’était un peu intéressé quand même. Puis je pesais aussi 7 bons kilos de moins. Rien que ça, ça te change une fille quoi. N’empêche aujourd’hui je regrette un peu de ne pas avoir fini mon apprentissage de la planche à roulette, ça m’aurait bien servi à Rotterdam, c’est moi qui vous le dit ; ).

Et pourtant, je ne crois pas que j’étais plus sûre de moi à l’époque. On m’entendait peu en classe, et beaucoup dans la cour ou devant le bahut. Je découvrais juste que l’amitié était sans doute la plus grande force que l’on puisse avoir et je mettais un pied dans le monde de la séduction. Je frôlais l’échec scolaire, simplement parce que ma prof de maths était une connasse et que je pigeais rien en physique. Vraiment déterminant quand tu t’orientes vers un bac éco où tu oublies la physique dès la 1ère hein?!

J’étais aussi complètement ouverte d’esprit, prête à tout essayer à tout dire. Et oui j’avais déjà un des blogs à l’époque. Je portais des drôles de bijoux, mes propres créations ou encore ce médaillon violet métallisé Ariel avec une photo d’Eminem à l’intérieur. Franchement quand j’y pense, ça devait vraiment frôler le ridicule, pourtant quel kiffe cette année.

C’est aussi cette année là que j’ai rencontré pas mal des amis qui m’ont suivis pour ces 3 ans de lycée et un peu plus pour ceux avec qui je suis toujours amis. A vrai dire, je dirai que ça concerne 4 ou 5 personnes contre le groupe de 20 que l’on été à l’époque. Je me souviens que mon cher Amine, il y a quelques années m’avait prévenu que ce ne serait pas éternel, je n’avais pas voulu le croire. Une fois de plus, il ne s’était pas trompé. Le temps passe et les gens changent, c’est incontestable.

A l’époque j’enterrais des peluches (à non je me trompe, ça c’était à 17 ans). Non à l’époque j’écrivais beaucoup, je sortais pas mal, je buvais des Bloody Mary et je dépensais trop beaucoup.

A l’époque j’étais jolie. J’étais plus mince, j’avais des cheveux longs comme je n’en ai plus eu depuis et  ma personnalité se caractérisait par une certaine maturité bordée d’une innocence inouïe.

Le plus beau? A l’époque, je ne connaissais ni l’amour à proprement parler, ni le sexe et pourtant, ça ne m’empêchait pas d’être heureuse. Je ne suis pas sûre d’en avoir conscience à l’époque mais je crois que j’ai rarement été aussi bien dans ma peau et heureuse qu’à cette époque.

Ah oui, ils sont loin mes 16 ans et si c’était à refaire, je referai presque la même chose. Je serai sortie tout pareil avec ce fameux Romain sur lequel j’avais zyeutté toute l’année scolaire. Cet espèce de fantasme. Non ça n’aurait pas mieux marché entre nous, j’en suis sûre, mais peut-être que j’aurais été plus patiente. Je n’aurais pas mis une fin si rapide à notre histoire parce qu’après tout, c’était un sacré luxe de passer mes après-midi assis avec lui sur un banc à écouter la musique de son Ipod. Se motiver l’un et l’autre à aller à ces foutus auto-école et rentrer finalement chacun chez soi pour raconter  sur nos blogs respectifs à quel point on avait passé un superbe moment ensemble.

J’aurais aussi prêté plus d’attention à cette fameuse phrase qu’un certain garçon de 18 ans m’a dit un soir de la fin août, ce fameux moment où les vacances se terminent et où l’on sait pertinemment que l’on ne se reverra jamais. Je crois que je me demanderai toujours si il a réellement prononcé cette phrase que j’ai cru deviner « j’ai envie de toi ». Comment ai-je pu lui résister? Simplement parce qu’à 16 ans, ça me passait par dessus la tête, je n’étais pas prête et après tout, ce n’est pas plus mal que rien ne se soit passé ce jour là. Je l’aurais sans doute regretté. A la place, je me suis contentée d’écouter en boucle « Il venait d’avoir 18 ans » de Dalida pendant des mois et à lui envoyer des SMS à chaque fois qu’il y avait un match l’OM/l’OL. Puis un jour j’ai décidé que ça ne servait à rien ce petit jeu et je crois qu’il sait dit la même chose, exactement le même jour.

Cela dit, je crois que c’est après cette fameuse nuit, que je me suis rendue compte qu’après tout moi aussi j’en avais envie ce soir là. Et c’est aussi à partir de là que toutes relations avec un mec allaient devenir un tantinet plus compliqué et que je n’allais plus cesser de penser à ce foutu âge moyen. 17 ans et demi baby, sinon t’as vie est finie. J’allais en avoir 16 et demi, fallait se grouiller, vous comprenez…

Et si ce soir nous relativisions un peu?

Je sais pas si vous aussi ça vous est déjà arrivé mais parfois il m’arrive de reprendre conscience de la chance qu’on a d’être en bonne santé, d’avoir de quoi manger chaque jour dans nos assiettes et un toit sur la tête.

A l’heure où normalement les homosexuels français pourront enfin se marier, ce qui ça me fait très plaisir pour eux,je me demande finalement si ça va changer quelque chose. Je ne suis surement pas assez concernée pour comprendre l’importance du changement. En fait, alors que les médias, les ministres et tous les autres se sont focalisés sur ça, et ces histoires de patrimoine de *****, je me demande si cela va vraiment permettre aux gens concernés d’être plus heureux.

Quel rapport avec la suite de ce post? Je ne sais pas.Surement aucun. Juste que peut-être qu’au fond, être marié ou non ce n’est pas ça qui fait qu’on est heureux ou pas.

Aujourd’hui, après un week-end assez mouvementé, avec de merveilleux moments d’amitiés qui ont rempli mon coeur de joie, et d’autres beaucoup moins cool, je prends le temps de relativiser un peu toutes ces petites choses qui peuvent parfois me pourrir la vie.

Je sais pas vous mais par exemple moi, c’est quand j’ai un rhume carabiné que je me rends compte à quel point c’est génial de pouvoir respirer sans même m’en rendre compte. Oui, c’est souvent quand je suis malade que je m’aperçois comme c’est génial d’être en bonne santé… En disant ces mots je ne peux que penser à un être cher, qui m’inspire ce texte là tout de suite.

Oui, il arrive aussi que parfois on ne puisse pas vraiment guérir. Je crois qu’alors on se rend bien compte de la chance qu’on a pu avoir toutes ces années où on allait bien. C’est un peu l’effet Téléthon dont je vous parle ce soir. Oui vous savez, quand on voit comme la vie des autres est compliquée, on se dit que finalement la notre est bien simple. Je pense que le positif de l’histoire c’est qu’à présent, à chaque fois que je râlerai (parce que oui je suis une râleuse de naissance, donc je n’arrêterai sans doute jamais), je penserai à mon Fréro et me dirai que je suis très chanceuse, et que je dois en profiter à fond sans me plaindre! Alors même si je ne retrouve plus jamais l’amour, si je ne revois jamais tous ces gens géniaux que je considère aujourd’hui comme de vrais amis, si je ne fais pas le tour du monde et si je ne gagne pas 5 000€ par mois, whatever? Tant que je suis en vie, que les gens que j’aime ce portent à peu près bien, qu’est-ce qui compte le plus?

Et comme malgré le réchauffement climatique, je pense que les arbres continueront à fleurir, je continuerai à être heureuse juste en me baladant le dimanche dans un parc où des cris d’enfants respirent la joie de vivre et où les cerisiers du Japon ressemblent à ça!

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Et si je dois me contenter de petits plaisirs comme ça, je le ferai sans problème.

Quatre roues, trois pédales, un volant et moi…

Non je ne vais pas parler de ce cliché qui dit « femme au volant, embrouille au tournant ». D’abord, je ne pense pas que les femmes soient de moins bonnes conductrices que les hommes puis entre nous, on s’en fout vous croyez pas?

Je vais plutôt vous raconter l’incroyable aventure de ces engins à 4 roues et moi. Ce n’est pas que ça soit super intéressant mais c’est quand même de bons souvenirs quand j’y repense.

Depuis toute petite, j’avais décidé que le jour de mes 16 ans je m’inscrirai à l’auto-école pour commencer la conduite accompagnée. C’était assez easy vu que l’auto-école en question était pile en face de la porte de ma maison. Première embûche, quelques mois avant le fameux anniversaire, l’auto-école ferme pour usage de faux. Je vous rappelle que j’habite Marseille hein ^^. Ils donnaient le permis à des sans papiers. Bingo. Du coup, on part à la recherche d’une autre auto-école. On nous en conseille une pas très loin de la maison et qui se trouve être l’une des moins chères de la ville.

Le  21 juin 2007, (oui oui je me rappelle de la date), je constitue mon dossier et donne cette fameuse photo horrible qui me poursuivra toute ma vie. Si seulement il m’avait dit que ça serait cette gueule là que j’aurai sur mon papier rose, j’aurais fait un petit effort. Comment vous dire, pourtant à 16 ans j’étais pas bien grosse mais sur cette photo, je ressemble à un sumo! Je me souviens pas trop ce qui m’était arrivé « capillairement » à l’époque, mais j’avais une espèce de mèche mal placée qui me fait presque loucher. Le top quoi.

A partir de ce jour commence l’enfer des séances de code. Petit à petit je comprends mieux pourquoi c’est l’auto-école la moins chère. C’est aussi la plus nulle. Aucune pédagogie. Un vieux papi qui se sert toujours d’un Minitel et un cow-boy qui s’occupe des leçons de conduite. Oui oui un cow-boy, en cuir et Santiagues quelque soit la saison. A 16 ans, ça suffisait pour m’impressionner. Je vous passe les blagues douteuses auxquelles ont avait droit avant chaque séance de code. Le pied quoi. Déjà que j’étais pas très motivée, les horaires étaient plus que pourris, ce qui ne me permettait pas d’y aller souvent. Heureusement, j’ai finalement réussi à convaincre 3 copines de s’inscrire à la même école que moi. J’avoue que je m’en suis voulue de les avoir mise dans cette merde, mais bon ça me motivait un peu plus. ^^

Ce calvaire a duré 2 ans. Oui oui, j’ai enfin eu le code, un peu par coup de chance hein, en mai 2009. Oui j’ai été longue, pourtant je le connaissais ce putain de livre…

Et oui, c’était un peu l’échec du siècle, avoir le code à l’âge où j’aurais dû avoir le permis… Puis personne n’y croyait hein. Même moi j’y croyais pas quand je suis arrivée à l’heure de la récré ce jour là au bahut, juste avant mon BAC de sport, et que j’ai dit la bonne nouvelle à mes copines. Tout le monde pensait que j’étais désespérée et que comme mon frère, je ne l’aurais jamais.

Ensuite, on a laissé passer le BAC, j’ai bossé un mois d’été et la 2ème partie du calvaire a commencé, les leçons de conduite avec le cow-boy qui me foutait la trouille. On est donc parti pour 20 heures à alterner entre lui et le vieux pervers. Le truc génial, ils n’avaient pas la même méthode et se contredisaient, génial… A la fin des 10 séances, me voilà livrée à ma mère avec une voiture qui fait 2 fois le gabarit de celle de l’auto école.

Une mère qui s’accroche à la poignée au dessus de la portière. Des crises de nerfs (que j’aurais imaginé pire que ça en fait) et surtout tous les samedis matins à se réveiller de bonne heure, pour aller conduire. Quelle vie trépidante. Alors oui je nous ai fait des frayeurs, on a failli se prendre un mur, parce que je regardais la pub qu’était accrochée dessus. On a crevé aussi dès la première tentative après avoir pris un trottoir. Je ne vous parle même pas du minibus  et de la fois où par désespoir je suis sortie de la voiture à un rond point pour redonner le volant à ma mère.

Comme pour beaucoup de filles, le pire c’était le quart d’heure manoeuvre que ma mère m’infligeait chaque samedi. Je pense que si on avait su toutes les deux ce qu’on allait endurer, on aurait jamais signé pour cette aventure, mais sans ça, je ne suis pas sûre que j’aurais eu le permis à l’heure actuelle.

Donc, après 3000 km (oui oui on a été assez folles pour les faire vraiment, mais j’en avais bien besoin vu mon niveau.) et encore quelques leçons, me voilà à ce foutu examen du permis. C’était le jeudi 7 décembre 2011 je crois. Je ne l’avais dit à presque personne, trop peur de l’échec. Et oui, là encore ce n’était pas gagné. Je dois dire que les autres candidates m’ont un peu aidé. Avec un refus de priorité et une autre qu’a failli écraser un motard, ma prestation a paru bien moins catastrophique bien que tout le long l’examinatrice m’ait reproché d’aller trop lentement…  Juste l’opposé de ce que ma mère m’avait répété pendant des mois et des mois…

Et puis ce samedi matin, quand le facteur est passé et que j’ai vu que l’enveloppe où j’avais moi-même écrit mon adresse, j’ai vite remarqué que celle-ci n’était pas assez épaisse pour contenir tout mon dossier administratif. J’ai donc commencé à y croire. Et puis je l’ai enfin ouverte, avec une mère qui me regardait avec de grands yeux en attendant la sentence. Et là, je me suis juste mise à pleurer dans ses bras. Je ne suis même pas sûre que ce soit des larmes de joies, plutôt de soulagement en fait. Pourquoi? Ben déjà parce que mon code n’allait pas tarder à être périmé. Je suis passée à deux doigts de tout recommencer. Puis aussi parce que ça voulait dire que c’était enfin fini ces samedis matins. J’aillais pouvoir faire la grasse mat’ enfin et allais arrêter de dépenser ma paie dans ces leçons de merde…

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Et là, la liberté a vraiment commencé. Non je ne suis pas ce genre de fille à papa qui a une voiture qui l’attend dans le garage dès ses 12 ans. Aujourd’hui je n’ai toujours pas de voiture à moi mais quel plaisir de pouvoir emprunter celle de ma mère.

Je me rappellerai aussi la première fois où j’ai emprunté celle de mon ex. Je ne me rappelle plus combien de fois j’ai du caler, mais le pire ce fût quand j’ai dû faire un demi-tour en pente. Tu crois qu’on m’aurait expliqué à l’auto-école qu’on pouvait faire pareil qu’un démarrage en côte mais en descente?! J’ai donc appris ça sur le tas, ou plutôt en rentrant dans la voiture garée devant moi (dont le propriétaire se trouvait juste à côté). A vrai dire, c’est lui-même qu’a manoeuvré la voiture pour que je ne massacre pas la sienne. La loose, ça commençait mal.

Après, beau-papa de l’époque m’a donné un petit cours particulier et aujourd’hui je suis une pro du démarrage en côte en marche arrière et en descente. ^^

Alors non je ne suis pas un As du volant, mais je me débrouille. J’aimerais vous y voir vous avec ma vieille grosse voiture. Aujourd’hui j’arrive à me garer (avec plus ou moins de manoeuvres) quasiment partout et je fais de magnifiques créneaux du 1 er coup et d’une seule main s’il vous plaît.

Ce permis a changé ma vie et même si je sers souvent de chauffeur aux copines, j’adore nos discussions de filles au volant. Oui ça a été dur, ça a coûté cher mais ce papier rose a été pour moi le passeport vers la liberté et l’indépendance. Et faut le dire, c’est en grande partie grâce à la madre qui ne refuse jamais de me prêter le carrosse et qui a surtout eu la patience de me supporter pendant ces longues heures de supplices, et qui accessoirement m’a aidé en grande partie à financer ce putain de permis.

Next step : avoir assez de fric pour m’acheter la mienne à moi!

Ce soir.

Ce soir, j’avais prévu une (petite) séance de shopping en ligne. Rien de bien extraordinaire, des cosmétiques, comme d’hab. Puis les frais de port et l’attente d’une réponse (commande commune ou solo?), m’ont fait changer d’avis. Après tout, les produits y seront toujours demain non?

Du coup, je suis allée sur ce site dont j’ai entendu parlé des milliers de fois et où j’ai fait une première visite il y a quelques mois, pendant mon exil aux Pays-Bas.

Cette fois, j’ai sauté le pas. J’ai décidé que ma commande Bourjois pouvait attendre et j’ai financé une petite chanteuse. Y’en avait plein qui me plaisaient, même plus qu’elle peut-être, mais j’ai aimé ses paroles et sa voix. J’ai donc arrêté de réfléchir et voilà ma contribution pour le prochain EP d’Hanna.

Elle a encore besoin de pas mal de coups de pouces pour atteindre son objectif alors si à vous aussi ses chansons vous plaisent, foncez ^^.

J’ai aussi beaucoup aimé Lizzie et Benjamin.

Ces choses qui me donnent le sourire (non exhaustive list).

Je suis sûre que vous aussi vous avez des petits trucs comme ça qui vous font sourire, qui font votre journée, qui vous rendent heureux quoi. Voilà ma liste à moi de ces petites choses de tous les jours, qui me remettent du baume au coeur, même quand j’en ai pas besoin ^^.

J’aime quand après une dure journée, je trouve une place du 1er coup juste devant chez moi et qu’en prime je fais un super créneau. Oui il m’en faut peu mais vous avez pas vu le gabarit de mon carrosse hein! Puis de nos jours, peu de gens savent faire des créneaux, alors quand j’en réussis un haut la main, j’en suis fière!

J’aime quand il fait plus chaud à l’extérieur que dans ma maison et qu’il me suffit de m’asseoir 5 minutes sur ma terrasse pour être complètement réchauffée.

Je n’échangerai ma place pour rien au monde quand le printemps arrive dans le jardin de mon grand-père et quand le cerisier que l’on croyait mort, nous surprend un printemps de plus!

Je suis heureuse quand je vois des touristes s’émerveiller en visitant MA ville.

J’aime quand les gens qui me rencontrent et découvrent mon nom me demandent si je suis Corse. Et oui, tous les noms de famille finissant en « i » ne sont pas italiens!

J’aime me réveiller le matin et découvrir sur mon portable que quelqu’un a pensé à moi en découvrant mon 1er texto de la journée.

J’aime quand en discutant avec une copine, on se retrouve à prononcer exactement la même phrase au même moment. C’est peut-être banal mais moi ça me fait penser qu’on est vraiment sur la même longueur d’onde et j’aime ça.

J’aime aussi quand on se programme une sortie entre amies à la dernière minute, sans avoir à le prévoir des semaines à l’avance. Juste parce qu’on a envie de se voir, là, tout de suite.

J’aime ces moments, plus que rares, en famille, où l’on fait enfin quelque chose ensemble, comme si c’était un truc habituel alors qu’en fait on ne fait jamais ce genre de trucs.

J’aime croiser dans la rue des enfants que j’ai gardé au centre aéré. Ils ne se souviennent pas souvent de moi (trop petit), mais j’adore voir comme ils ont grandi.

J’aime quand j’ai pris un risque en faisant un cadeau et que je peux voir que la personne qui le reçoit l’apprécie vraiment.

Je suis heureuse quand je rencontre par hasard des personnes que je n’ai pas vu depuis des siècles et qu’elles aussi se rappellent très bien de moi.

J’aime quand la vie continue à me surprendre, toujours dans les moments où je m’y attends le moins.

Et croyez moi, il y a bien d’autres choses qui me font des effets comme ça. Ces moments qui me montrent que je n’ai pas besoin de lui pour aimer la vie, pour aimer ma vie.

La fille qui aimait les musées.

Oui, je suis ce genre de filles, je suis de celles qui peuvent s’enfermer des heures dans un musée et kiffer. On dirait pas comme ça, quand on m’entend parler au quotidien, je peux presque avoir l’air vulgos à ponctuer mes phrases de « Putain » et « Casse les couilles ». Je pourrais parfois même rivaliser du modèle de la cagole locale, et c’est pas glorieux. Si si je vous jure. Et pourtant, même si je ne suis pas la plus intelligente, si je n’ai pas fait et ne ferai pas de super grandes études (enfin bon un master c’est déjà pas mal je trouve), je suis sûre d’une chose, je suis un brin cultivée. Et à vrai dire, ce n’est pas un hasard. Comme je vous l’ai déjà dit, je suis influençable! La preuve, je me rappelle qu’en CM2, on avait étudié les oeuvres de Velasquez et Goya. Et ben, plusieurs années après, j’étais persuadée qu’ils étaient mes deux peintres préférés. Oui je suis d’accord, à ce niveau là, ça frôle la connerie.

Aujourd’hui c’est différent. Les musées et moi c’est une vraie histoire d’amour. Bon oui je pense que je peux le dire, ce n’est pas que grâce à mon maître de CM2 (que je détestais by the way), mais surtout à ma chère maman qui m’a traîné très tôt dans des lieux culturels mais sans aucune prétention. Trois fois par an dans un musée pour enfants du Panier (où j’amènerai sans aucun doute mes gosses si je les élève dans la cité Phocéenne.) A vrai dire, je ne sais pas vraiment quel était son but. Elle n’a jamais trop essayé de m’expliquer les choses, elle m’y amenait, c’est tout et c’est déjà pas mal. Je crois même qu’aujourd’hui j’ai visité plus de musées qu’elle mais en attendant elle a éveillée mon appétit culturel et pour ça, je ne la remercierai jamais assez.

Puis une fois de plus le Fréro (oui encore lui) a joué son rôle en choisissant une des orientations que je qualifierai personnellement de la plus bouchée et incohérente au monde, des études d’Histoire de l’Art. Il était tellement passionnée que ça m’a surement un peu attiré aussi et pourtant, je ne me rappelle pas avoir mis un jour les pieds dans un musée avec mon frère.

Je dois le dire, au départ, les musées ça me bottait pas vraiment. A 10 ans j’ai passé plus de temps à jouer dans les escalators du Louvre qu’à vraiment regarder les chefs d’oeuvres qui m’entouraient. Et même aujourd’hui, je le dis haut et fort, je n’aime pas ce musée. J’y suis allée qu’une fois et ne compte pas y retourner. Mais aujourd’hui, je peux aussi dire que c’est un réel plaisir pour moi d’aller au musée. Et le fait que personne ne m’y oblige y est surement pour quelque chose. Personne ne m’a pris par la main ce jour où j’ai pris mon petit vélo bleu et que j’ai traversé tout Rotterdam pour visiter 4 musées la même journée. C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai vu l’une des plus belles expositions de ma vie, dont je vous reparlerai surement bientôt. L’une de mes meilleures amies là-bas, Ammie restait scotchée quand le matin je lui annonçais mon programme culturel pour la journée. D’après elle qui n’appréciait pas particulièrement : « you are so French ». Elle pense que c’est vraiment un truc Frenchie d’aller visiter des musées. Perso je n’ai pas l’impression que les français aiment particulièrement ça mais bon… Oui on a beaucoup d’artistes, beaucoup de génies du pinceaux et pas mal de nos paysages ont inspiré des tas de peintres et de techniques, mais aimons-nous vraiment les musées? J’en suis pas sûre. En tous cas moi j’adore ça, flâner à contre sens dans les allées pleine de visiteurs et regarder ces tableaux. J’adore deviner où se passe la scène peinte sur la toile. J’adore cette ambiance. Et même si ce n’est pas parce que tu visites un musée que tu es forcément quelqu’un de bien, je pense que tu n’y vas pas non plus si t’en as vraiment rien à battre de la culture. Au fil de mes visites, je me suis dit qu’un musée serait le lieu idéal pour rencontrer l’un des prochains hommes de ma vie. Je kifferai qu’on puisse dire ça à nos enfants.

Eux: Papa, Maman, racontez nous votre rencontre.

Nous: C’était le 04/06/xx dans la salle numéro 28, toile 94 du Musée Machin Chose à Lovecity. On regardait tous les deux le même tableau. C’était le n°x des Tournesols de Van Gogh et là, le coup de foudre!

Ouais ça fait un peu intello, un peu bobo mais n’empêche que quand je suis devant une toile, je me prends à rêver à un charmant jeune homme qui viendrait  poser son regard sur la même toile que moi, et qui commencerait à m’expliquer SON interprétation de l’oeuvre. On finirait notre visite ensemble puis on ferait connaissance devant un café à parler art et autres futilités. A ce jour, ça ne m’est jamais arrivé et je pense que je peux continuer à attendre longtemps.

N’empêche qu’aujourd’hui, quand je visite une ville et que je n’ai pas l’occasion de mettre les pieds dans au moins l’un de ses musées, je repars limite frustrée, c’est vous dire. Psychopathe des musées? Peut-être. Alors non je ne suis pas une super connaisseuse d’art, et en fait j’ai même pas envie de l’être. J’aime juste voir de belles choses, des choses qui font du bien à mes yeux. C’est pour moi comme une mise en abyme, un voyage dans le voyage.

Et quelle chance que cette année ma ville chérie soit Capitale Européenne de la Culture. Quel hasard, ce week-end, je n’ai rien de prévu. Je vais donc repartir à la découverte de ma ville. J’ai limite envie de faire un bike-trip à travers les rues de Marseille pour repartir à l’assaut de ce petit paradis et de son abondante culture.

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I’m this kind of girls, who likes to visit a museum for hours and like that. It doesn’t seem like this when you heard me talking daily. Sometimes I can even seem coarse. However, I’m maybe not the cleverest girl of the World, I will do prestigious studies, but I can say that I’m cultivated. I think it’s not a coincidence. I already told you that I am suggestible! When I was at the primary school, our teacher taught us Goya and Velasquez’s pieces. For years, I barely believed that they were my favorite painters…

Today, it’s differtent. There is a real love story between museums and me. It’s probably thank to my primary school’s teacher but also thank to my mum who made me visit a lot of museums when I was young. Today, I can say that I have visited more museums than her. She makes me like culture and art and I’ll never thank her enough for that.

And my brother also played a role. He studied Art History at the Uni, choice that I found completely stupid but it probably made me more interested in this domain thank to his passion but I don’t remember to have ever visited a museum with my bro.

When I was child, I didn’t really like to go to museums. I went to the Louvre when I was 10 and spent more time to play in the escalator than to watch the paintings. Even today I don’t like this museum and I’m not sure to visit it again.

Nevertheless, today, It’s a real pleasure for me to visit a museum, maybe because no one obliged me to do it. Last time, no one asked me to take my bike and cross all Rotterdam only to visit 4 museums. This day, I’ve seen one of the more amazing exhibition of my life. One of my Thai friend told me : “You are so French, you like museums so much”. It’s weird but I don’t really think that French people like museums and art. There is a lot of French famous painters but that’s it. I think that museums are a good place to find love. I can imagine myself explaining to my future child that I met their dad in a museum but I  don’t think it will happen to me.

Today, when I don’t have enough time to visit museums when I’m in a new city, I feel a bit frustrated. Am I a psychopathe ? Maybe. I’m not a pro of art and I don’t want to become one but I like to see beautiful things. It’s a kind of trip.

I feel so lucky to live in Marseille this year, which is the European Capital of Culture. For once, I have nothing planned this week-end. I’ll try to discover another face of my city.