« Les repas le dimanche midi… »

« Comme j’sais plus qui disait. Le bonheur ça s’compte pas en lingot mais en ptite monnaie. » Bénabar

J’ai repensé à cette chanson dimanche, en pleine réunion de famille. Et oui, dimanche c’était bien sûr la fête des mères, mais c’était surtout les 20 ans d’un cousin de 1er degré. Du coup, comme tous les ans à cette période, on s’est retrouvé à 25 à « pique niquer ». Et cet évènement familial m’a donné envie de vous parler un peu d’eux et de ces moments ensemble.

Non dimanche matin je n’étais pas motivée. Non, je n’avais pas envie d’y aller à cette putain de réunion de famille avec, comme dans toute famille qui se respecte, sa bonne dose de cons pour la journée;

Du coup je me prends à imaginer que vous aussi, dans vos familles il y a cet oncle casse-couille qui pète plus haut que son cul, ses grands-parents adorables mais de plus en plus à côté de la plaque. Il y a aussi la famille de la famille de la famille. Et c’est là que ça se gâte et pas un peu. Parce que supporter les petites remarques de tes propres grands parents, de tes oncles, passe encore, mais des grands-parents du cousin de ton cousin, ça va hein, faut pas pousser !

Donc dimanche, sous ce joli soleil et avec toute cette bonne bouffe sur la table, on a eu droit au super discours du « Tonton adoré de mon coeur », comme il veut que je l’appelle. Oui oui j’vous jure. Prétentieux ? Non, tu crois ?! Ce mec c’est de l’esbroufe dès le petit dèj, j’en sais quelque chose vu que le petit dèj, il le prend justement chez moi depuis 6 mois maintenant…

Puis t’as aussi la grand mère qui trouve que c’est le bon moment pour se casser la gueule en basculant en arrière de sa chaise. Hemdoullah j’ai réussi à la retenir et du coup sa chute s’est faite au ralenti et sans bobo. On en a même rigolé tellement  on se serait cru dans Alerte à Malibu version troisième âge.

Puis là, d’un coup, un vieil ami de la famille que t’as pas vu depuis un siècle commence à dire, comme si tu n’étais pas là : « C’est bizarre, y’en a qu’une qui joue pas à cache cache avec les autres. » Comment te dire mec, j’ai 22 ans et jouer avec les cousins des cousins qui ont une moyenne d’âge de 14 ans, ben ça me fait pas kiffer. C’est surtout que quand tu t’es tapée des mois de centres aérés, ben tu te dis que te forcer à jouer à cache cache sans être payée, ben ça donne pas trop envie. Surtout quand tu vois que la génération après toi n’a pas bien saisi les règles du jeu et triche en utilisant devinez quoi? Leurs smartphones bien sûr ! Peut-être qu’avec des minots de  5 ans je me serai prêtée au jeu mais là avec des pré-pubères qui courent plus vite que moi, j’étais un peu moins motivée. Vous comprenez ?

Puis finalement, même si t’avais pas envie d’y aller à cet anniversaire, même si c’était pas non plus l’éclate totale, ben tu as passé une bonne journée. Parce qu’après tout, tu sais que des journées comme ça y’en aura plus des milliers, que c’est des moments uniques qui te laisseront de bons souvenirs. Puis faut dire que t’as bien rigolé en voyant la gueule de ton cousin écoutant le « merveilleux » discours que lui avait préparé son cher papa. Là de suite tu comprends mieux pourquoi il a préféré que ses potes ne viennent pas à ce fabuleux repas en famille. J’en dis pas plus hein parce que moi aussi je me suis tapée ma petite honte en prenant une photo avec tous les cousins des cousins des cousins… Comment dire, se ranger par ordre de taille pour prendre la photo, ça donne juste un gros coup de machette à l’ego hein. Quand t’es la deuxième plus âgée et que tu te retrouves à l’avant dernière place devant le plus petit cousin à peine âgé de 8 ans, ben ça fait chier. Heureusement que j’ai un père humoriste et que je l’ai pris à l’autodérision, sinon ça m’aurait presque valu quelques séances de psychanalyse (note à moi-même : la prochaine fois, même pour un pique-nique, penser aux talons ! J’aurais ptetr gagné une petite place sur la photo ^^)

Le jour où… # 1

Le jour où j’ai passé cet entretien d’embauche, j’aurais mieux fait de me pendre. En même temps, j’aurais dû me douter que passer un entretien le 7 janvier, ça ne pouvait que m’apporter des emmerdes. (Putain de date de merde). Parce que ce stage qui avait l’air tellement intéressant sur le papier, cette équipe RH qu’avait l’air juste géniale, eh ben c’était un énorme mirage ! Y’a eu erreur sur la marchandise mes cocos.

Le pire c’est qu’en plus j’ai eu le choix. Pour une fois, je pouvais décider dans laquelle des 2 boîtes où j’avais postulé je voulais travailler. Il paraissait pourtant clair que j’avais fait le bon choix. Une plus grande structure, un nouveau secteur, un vrai service RH et une super mission. En plus, dans un quartier où je n’avais que très peu de mauvais souvenirs… Que demander de mieux?

Aujourd’hui, après avoir entendu de la part de mon hypothétique directeur de Master, que mon stage est merdique, je me demande aujourd’hui si je me suis pas trompée de vocation… Oui j’aime toujours les RH, pas de doutes sur ça mais faire 300 contrats par mois, comment dire, c’est pas du tout dans cet objectif là que je me tape 5 ans d’études et que je paye mon diplôme 8 000€. Le problème, c’est que je crains ne jamais trouver mieux que ça. Bien sûr je suis consciente qu’un poste de DRH stagiaire, ça n’existe pas vraiment hein mais un stage où tu fais que de la saisie… Comment dire, une personne ayant que le brevet des collèges pourrait y arriver sans problème quoi. Moi dans mon job j’ai besoin d’avoir un peu de réflexion, de pouvoir apporter un plus, me sentir utile quoi. Ah oui là je sais que grâce à moi les salariés ont leurs contrats en temps et en heure et ils sont aussi plus ou moins payés pour le nombre d’heures qu’ils effectuent. C’est déjà bien vous me direz hein mais j’ai pas été recrutée pour ça merde.

Alors que la situation s’améliorait un peu, que j’allais enfin pouvoir faire ce pour quoi je suis là, il y a bien sûr eu un retournement de situation. Soit t’as la chance d’une cocue, soit non (Rayez la mention inutile.)

Alors moi je vous le demande hein, qu’est-ce que je suis censée faire quand ma super-supérieure hiérarchique se barre? Qu’est-ce que je suis censée faire quand c’est elle qui devait m’encadrer tout au long de ma mission de 5 mois? Ben je crois que la seule solution est que je termine ma mission avant la fin de son préavis, soit un mois et demi avant l’échéance prévue, sachant que j’ai déjà pris un mois de retard… Voilà. Et sinon, moi aussi je peux démissionner de ce stage pourri ? Je peux démissionner de cette vie de merde?

Le pire dans tout ça c’est que je comprends sa décision. A sa place, moi aussi j’aurais fait mes cartons. Ce n’est juste pas vivable de bosser dans de telles conditions, dans un secteur aussi émotionnellement fragile. Et pourtant, elle occupait surement l’un des postes les plus intéressants de l’établissement…

C’est tout ça qui me fait remettre mon orientation en question. Soyons lucide, soit je n’accéderai jamais à son niveau, je serai à peine payée un peu plus que le SMIC, soit comme elle, j’éprouverai tellement de stress, de pression, que je ne tiendrai pas le choc. C’est pour ça que je ne rigole qu’à moitié quand je dis que je vais aller me prostituer. Non je ne pense pas que pute soit un métier facile hein mais au moins là je gagnerai surement de quoi rembourser mes études (enfin si je tombe pas sous la coupe d’un mac bien sûr), payer un loyer et nourrir une future famille en ayant peur que de deux choses et pas les moindres : ne pas chopper le SIDA et ne pas croiser le chemin d’un pervers déglingué !

C’est ça être étudiante en France ? C’est ça être DRH en France ?

Merde !

Moi en un peu (beaucoup) mieux.

La plupart des filles ont une idée très précise de ce à quoi doit ressembler l’ homme idéal. C’est un peu la même chose du côté masculin je pense. Perso, en matière de mecs comme en musique, j’ai des goûts plus qu’éclectiques. Brun, blond ou roux, peu m’importe. Plus ou moins d’1m80, rien à battre perso. Asiat’, black ou blanc bec, I don’t care.

Par contre, j’ai beaucoup moins de mal à m’imaginer moi. Je veux dire à imaginer comment j’aurai voulu être.

Bon ok je suis pas la fille la plus moche sur Terre, qu’on soit bien d’accord. Oui j’ai bien deux ou trois exemples de filles avec plus de défauts physiques que moi mais disons-le, il existe aussi des milliards de filles bien mieux.

Allez, pour celles qui ne me connaissent pas, je vous fais vite un topo de ce à quoi je ressemble actuellement.

Je mesure 1m56 et pèse, comme par hasard, 56 kilos…. J’ai des cuisses bien en chaire et un petit bidou. J’ai un carré long qui m’arrive aux épaules d’une couleur indéfinissable, qu’on dira châtain clair pour faire simple. J’ai des yeux bleus, un nez un peu en trompette, de bonnes joues avec des pommettes bien marquées et une petite fossette. C’est bon, vous arrivez à vous faire une idée?

Maintenant, voilà ce que j’aurais voulu être.

D’abord j’aurais bien aimé au moins atteindre le mètre 60, et tant qu’à faire le mètre 65. Je demande pas la lune si? Avec une taille pareille, mon poids actuel me conviendrait tout à fait ^^. Bon ok, j’avoue, j’aimerais des hanches un peu moins « pulpeuses » et c’est entièrement psychologique mais pour moi le poids idéal c’est la taille en centimètres moins cent cinq. C’est con je sais mais ma grand mère m’a toujours dit ça, du coup, à force c’est rentré. Donc là tout de suite, j’aimerais peser 51 kg.

Niveau poitrine, même si je suis assez satisfaite, je cracherai pas sur une taille de bonnet en plus, mais qu’une seule hein.

Passons à l’un des enjeux majeurs de ma vie, les cheveux. J’aurais adoré être une brune. Une vraie ! Avec de jolis cheveux noirs ou châtains foncés avec le grain de peau qui va avec. Qu’on puisse dire en un coup d’oeil que je suis méditerranéenne, ce qui n’est pas réellement le cas actuellement. Par contre, j’ai toujours du mal à me décider entre une magnifique cascade de boucles et de vraies baguettes mais je trouve que sur un brune, rien ne vaut une belle crinière, j’opterai donc pour les boucles je pense mais dignes des plus belles stars hein. Pas des anglaises toutes distendues quoi…

Bon bien sûr, je garderai mes yeux, c’est surement l’un de mes rares atouts. Je garde aussi ma petite fossette même si elle me donne parfois un air con quand je souris. Je diminuerai aussi mes pommettes qui me donne un vrai air de clown. Je garde volontiers ma petite bouche aussi. Par contre, je troquerai bien mon nez contre un autre moins rebondi, plus discret. Au fond, faut le dire j’ai rarement trouvé le nez de quelqu’un joli. Je trouve ça juste moche comme partie du corps donc avec un peu de recul j’accepte le mien bien mieux que durant ma puberté.

J’en oublie surement mais déjà avec tout ça, tout irait bien mieux. Bon si en plus on me donne une peau nickel, avec 0 imperfection et si je peux devenir imberbe, je dis Banco bien sûr. Et pourquoi pas une voix un peu plus rauque, un peu moins niaise.

Et vous, vous vous rêvez comment?

Mes belles rencontres # 1

Ce soir je reprends mon stylo clavier  pour commencer une nouvelle sorte de posts. Des posts où je vous raconte ces journées où quelque chose de spécial s’est passé. Ces journées où j’ai rencontré quelqu’un qui allait changer d’une façon ou d’une autre ma vie ou ma personnalité. Ce type de rencontres, il n’y en a pas tant que ça mais j’espère bien pouvoir vous en faire partager d’autres. En fait ces rencontres, vous l’aurez compris, ça a bien souvent été des rencontres amoureuses, et même si ça n’a pas souvent bien fini, je n’oublierai jamais ces signes qui au moment T m’ont fait y croire.

Commençons par la plus vieille je pense, qui est aussi celle qui a le plus durée dans le temps et à laquelle j’accorde toujours de l’importance aujourd’hui.

Non je ne crois toujours pas qu’un coup de foudre peut changer ta vie, mais par contre dans ma vie amoureuse je me fie énormément aux signes. Vous savez c’est un peu comme les cailloux que le Petit Poucet déposait sur son chemin. Ces petits cailloux, tu les vois et tu ne peux te résoudre à les ignorer. Tu suis donc ce chemin comme si c’était ta destinée. Beaucoup, pour pas dire toutes mes histoires de coeur ont commencé comme ça. j’vous promets. C’est aussi comme ça qu’elles se finissent souvent…

Allez, c’est parti pour l’Histoire de Ma Première Belle Rencontre :

C’était fin août, il y a 5 ans. Comme depuis 3 ans à l’époque, c’était la période de l’année où je partais en tête à tête avec mon Padre. Un voyage était donc programmé mais mon père gardait la destination secrète. Secrète jusqu’à ce que la meilleure amie de ma mère lâche malencontreusement le morceau avec un petit « Ciao Lu, profite bien au Maroc! »

Moi ? Au Maroc ! Great !

On se retrouve donc quelques jours après mon papa et moi dans ce fameux aéroport de Marignane destination Marrakech ! Hemdoullah Babe ! Dans la queue, pas mal de bledards comme on dit ici et puis je croise son regard (non non pas de coup de foudre cette fois, enfin peut-être que si, je me souviens pas bien ^^.)

A cette époque j’étais soi-disant en couple, enfin faut voir ma définition de couple hein. Il habitait juste à l’autre bout de la France et avait 3 ans de moins. On avait donc respectivement 14 et 17 ans. La relation en bois quoi.

Revenons en à l’aéroport. On passe le check-in et tout le tralala pour enfin se retrouver dans l’espèce de salle d’attente avec vue sur le tarmac. Les minutes passent, puis les heures et finalement on nous annonce qu’au lieu de décoller en fin d’après-midi, nous décollerons que vers 2 heures du mat’.

On nous organise un espace fumeur dans la salle d’attente, on nous donne des bons pour la bouffe et les boissons puis le camping s’organise.

Mon padre s’endort presque immédiatement et moi je m’allonge, rêveuse en fixant naïvement le garçon installait sur le banc face au mien. On se sourit toute la nuit. Je fais plus ou moins semblant de dormir et à chaque fois que je réouvre les yeux, il est toujours là ou bien il fume sa clope. Dans ma tête je me dis qu’il doit rentrer au bled faire un petit coucou à la famille.

Notre avion arrive enfin, dans la queue, on est toujours pas très loin. Bien sûr comme d’habitude je me dis que je me fais des films, qu’il faut que j’arrête de sourire au premier inconnu.

On s’installe dans l’avion et je le perds de vue. Le vol se passe bien. Mon père et moi sommes installés chacun d’un côté du couloir. Presque à destination et comme on change de pays et sort de l’Europe, on remplit un petit papier pour déclarer où l’on va, etc…

C’est à ce moment là que le jeune homme au joli sourire, oui oui le même que  celui de la file d’attente et du banc d’en face, se lève et vient me demander de lui prêter mon stylo. Pas le temps de réagir que mon cher père lui prête le sien. C’est la seule fois de ma vie où j’ai entendu sa voix, si j’avais su, je l’aurais sans doute enregistrée ^^.

Il revient me rendre le stylo et surprise, me laisse discrètement un petit mot. Par chance, mon père pique un somme juste à cet instant là.

Un petit mot qui a juste fini de me faire craquer. Je fais donc connaissance avec Amine. Jeune marocain mais ça, je ne le saurais qu’à mon retour, quand j’aurais enfin décidé de le contacter. Sur ce bout de papier il m’expliquait pourtant comme mon sourire lui avait plu et me laissait ses coordonnées. J’ai trouvé ça tellement mignon, que peu après, Amine serait renommait « Mon Prince ».

Je ne l’ai plus revu. Plus revu depuis ce moment où on est descendu de l’avion et où on a passé la douane. Il s’est retourné une dernière fois avant de quitter l’aéroport et  m’a fait un signe de la main.

Depuis ce matin là, je ne l’ai jamais revu. Jamais. Je n’ai jamais eu l’occasion de lui parler, là face à face, d’entendre sa voix. Mais depuis ce jour là, je le compte parmi mes amis. Bien sûr on a eu notre idylle, ce qu’on pensait (du moins moi) être une relation amoureuse, à distance bien sûr. En cinq ans, il m’a soutenu, il m’a écouté, il m’a conseillé des milliers de fois et même malgré les kilomètres, il prend soin de moi. Notre histoire a dû durer peut-être 2 mois. 2 mois à se parler tous les soirs sur un truc qu’on appelait à l’époque MSN. Si l’un de nous ne pouvez pas être au rdv, le second s’inquiétait et lui envoyait un SMS même de l’autre côté de la Méditerranée. Il m’a appris quelques mots d’arabes, et m’a beaucoup apporté dans ma vie. Je me suis souvent battue avec ma famille pour lui, et même aujourd’hui, quand on réaborde le sujet Amine, j’hausse le ton et essaye de casser leurs préjugés de petits européens.

Le 31 décembre 2008, il m’a écrit un magnifique SMS pour la bonne année. J’en avais même parlé à ma mère tellement. Faire que notre relation dure était même ma résolution numéro 1 de cette nouvelle année 2009. Pourtant, quelques jours après, je fis une des choses qui m’a faite le plus pleurer dans ma vie. Lui dire que c’était fini.

Pourquoi ? Pourquoi alors que je tenais tant à lui, que je l’aimais sincèrement ? Simplement parce que je savais que je m’étais lancée dans une relation qui ne m’apporterait pas ce dont j’avais besoin. Le sexe commençait vraiment à me travailler à l’époque (il était temps d’ailleurs) et il me fallait du concret. Quelqu’un qui me prenne dans ses bras, avec qui je pouvais faire de vrais projets. Puis j’avais rencontré quelqu’un d’autre et je savais que je ne pourrai pas résister à tous ces signes qui commençaient à apparaître. Fidèle à moi-même, j’ai donc suivi mes petits cailloux qui m’ont éloigné un peu plus de mon Prince pour me plonger dans les bras de celui qui sera l’homme de 4 ans de ma vie. J’ai risqué un peu ma peau ce jour là. Perdre un des êtres que j’avais de plus chers pour me lancer dans une folle aventure sans aucune garantie. Même avec le recul, je ne regrette pas. Je pense que j’ai fait ce qu’il fallait mais si c’était à refaire, j’imposerai Amine dans ma vie. Je suis pas sûre que ça aurait été une bonne chose pour lui mais je n’aurais en tous cas pas attendu autant de temps pour lui redonner la place qu’il y occupait. Parce que pendant 4 ans j’ai plus ou moins coupé les ponts, je l’ai égoïstement mis à l’écart mais même là, quand on savait que l’autre été en danger, on s’inquiétait. Le jour où il y a eu cet attentat à Marrakech, j’ai eu peur pour lui. Quand il a su que j’étais à NY pendant la tempête, il s’est inquiété. Preuve que malgré tout on ne s’oubliait pas.

Puis il y a 6 mois, j’ai retrouvé mon célibat et par la même, un ami. Mon confident de longue date. Pendant ces 2 mois à l’étranger, on s’est presque parlé tous les jours et ça m’a montré à quel point il m’avait manqué. Je sais que je ne laisserai plus de côté comme ça pour un autre homme. Mais même si j’en ai peur, le jour où là son tour il pensera avoir rencontré la bonne personne, si il m’oublie et me laisse de côté, je comprendrai. Maintenant je sais comme l’amour peut te foutre des oeillères et je ne serai en rien un obstacle à son bonheur.

Le problème dans mes relations avec les gens que j’aime, c’est que j’ai toujours l’impression de jamais donner autant que ce qu’on me donne. C’est peut-être son allure de grand frère qui fait ça, d’homme sage (bien qu’entre nous, il ne le soit pas vraiment hein Aminou ^^).

Je ne le remercierai jamais assez d’avoir pris son courage à deux mains et de m’avoir donné ce magnifique petit mot, cette nuit d’août 2008 et j’aimerais réellement un jour pouvoir m’asseoir dans le Jardin Majorelle avec lui et discuter pendant des heures, autrement que derrière un écran d’ordinateur

L’une des premières choses que ma mère m’a dite quand je me suis retrouvée seule a été : « Et si tu peux éviter de retomber dans les bras de ton ex hein. » Malgré les apparences que peut avoir ce billet, je ne suis pas amoureuse et je pense sincèrement que lui non plus. C’est du passé mais moi je tiens à lui. Tellement que si aujourd’hui vous me demandiez de penser à mon meilleur ami, je crois que mes pensées iraient directement pour lui.

Your turn guys !

J’attends donc d’entrevoir de nouveaux petits cailloux en forme de coeur qui me mèneront, j’en suis sûre dans la bonne direction.

Ou l’importance d’être toujours bien épilée.

Vous allez être déçue mais non, je ne vais pas parler de sexe. Je vais juste vous raconter pourquoi hier soir j’aurais mieux fait de prendre mon courage à demain et en venir à bout de mes poils.

C’est vrai que petit à petit je reprends mes vieilles habitudes de célibataire endurcie. En 6 mois, j’avoue que je me suis pas mal laissée aller. Autant avant j’avais une motivation, être toujours nickel pour mon mec, autant maintenant…

Oui j’apprécie d’avoir des jambes toutes douces et tout le tralala mais quand tu t’épiles et que ça repousse avant même que le moindre humain ait pu entrevoir tes gambettes, ben ça te fait râler et tu deviens paresseuse.

En fait, ça fait deux ou trois jours qu’au moment de ma douche j’essaye de me motiver à m’occuper un peu de ma pilosité pour redevenir une vraie fille et puis je renonce.

Et ben hier, si j’avais su, je les aurais passé ces quelques heures de plus dans la salle de bain. Non non je n’ai pas eu de plan cul imprévu, non je n’ai pas rencontré le mec le plus sexy de ma vie. Je suis juste allée au boulot (enfin  à mon stage.)

Je m’étais toujours dit qu’il valait mieux toujours être prête au cas où tu passes sur le billard en urgence. Oui moi l’une de mes craintes c’est de devoir me déshabiller devant un pompier ou un infirmier sans être au top. Ben j’avais pas tout à fait tort. Non je ne suis pas partie aux urgences, j’ai juste oublié que je bossais dans le milieu hospitalier.

Quand ta collègue et accessoirement ta supérieure te propose d’enfin aller visite le bloc opératoire, chose que tu attends depuis si longtemps, ben ni une ni deux, tu dis OUI ! Tu fais même des heures supp’ tellement t’es enthousiaste. Toi, naïvement tu te dis que ça doit être comme à la Réa ou aux Soins intensifs, t’enfilent une blouse par dessus tes habits et des sur-chaussures.

T’es folle toi, le bloc même pour les gens de « l’administratif » comme moi, c’est le cran au-dessus quoi. Tu te mets quasiment à walpé (entendez par là, en sous-vêt) et tu te pares d’une magnifique tenue de Schtroumpf, bonnet blanc compris ^^. Outre le côté peu esthétique de la chose, le drame dans l’histoire c’est que je me suis retrouvée presque à poil devant mes deux collègues. Bon oui on est 3 meufs, c’est pas si grave mais comment dire, moi j’étais en mode jachère complet. Puis quelle idée d’avoir juste choisi ce jour pour mettre ta petite culotte en dentelle noire, ultra transparente… Le kiffe quoi. Heureusement que mes règles se sont enfin fait la malle, sinon ça aurait été juste gore. Si elles avaient un doute sur mon célibat, je pense qu’elles en ont plus.

Le drame quoi ! Le point positif c’est que j’avais tellement honte que ma pilosité soit ainsi dévoilée que j’en ai presque oublié l’odeur nauséabonde de mes pieds, enfermés toute la journée dans mes petites ballerines rouges.

Oui oui, je suis une fille très glamour, je sais. Détrompez-vous, vu comme ça j’ai vraiment l’air d’une femme des cavernes mais en temps normal (quand je suis en couple quoi), je suis vraiment au top hein. Promis !

Et si moi je les aime mes kilos en trop ?!

Depuis quelques jours j’ai l’impression d’être obèse. Oui je sais j’ai grossi, ce n’est un secret pour personne et ça ne sert à rien de me dire le contraire, on est bien d’accord. Non je ne me suis pas goinfrée, j’ai juste profité. La bouffe et moi c’est surement la seule histoire d’amour qui durera toute la vie et je ne compte pas y renoncer. D’ailleurs, je ne mange pas si mal que ça. Fini les écarts entre les repas et autres boissons sucrées. Je mange presque des salades tous les jours, et pourtant, ces 5 kilos de trop ne veulent pas s’en aller.

Ce n’est pas pour autant la peine de me dire sans cesse que je dois faire du sport ou encore faire des blagues sur mon poids. Je sais que ce n’est pas méchant mais ce n’est pas ça qui va m’aider à me sentir bien dans ma peau.

J’ai comme l’impression qu’avec 3 petits kilos superflus, tu deviens juste « anormale » ou presque « malade » pour certaines personnes. Dans le fond je suis d’accord que oui je serai mieux avec quelques petites rondeurs en moins, je sais que je me sentirai mieux dans mon corps, surtout cet été. Le problème n’est pas là.

Le problème c’est que ces mauvaises langues ne se demandent même pas si le plus important n’est pas que je sois juste bien comme ça. Non je n’ai pas envie de me priver, oui j’aime aller au resto entre amis. Et si après tout je me sentais bien avec 10kg de plus, qu’est-ce que ça peut vous foutre?

Je sais bien que l’une des personnes qui m’a fait une remarque à ce sujet, l’a fait juste pour rigoler. Je disais qu’il me dégoûtait à cause d’un truc qu’il disait, du coup il a sorti un truc du genre « Elle doit être en train de gerber là. Au moins ça lui fera perdre ces kilos en trop. » Dis comme ça ça paraît anodin mais je suis sûre qu’en a qui sont passées à l’acte pour moins que ça. Ah vous aurez l’air con le jour où je n’aurai plus que la peau sur les os, à en risquer ma vie hein.

Et l’autre qui me sort, « Lu, maintenant va vraiment falloir mincir. Mets toi au sport ! » Je t’ai demandé ton avis ? Non, alors ta gueule. On le sait bien que la tolérance et toi ça fait 2. T’aimes pas les juifs, les arabes moyen moyen alors avoir une petite grosse pour filleule, c’est juste inacceptable pour toi. Ben tu sais quoi, au plus je vieillis grandis, au plus je prends conscience que l’une des personnes que j’ai admirée le plus durant mon enfance et l’une de celles qui a l’esprit le plus étriqué que je connaisse. Parfois, vaut mieux rester enfant et naïf.

Alors oui je veux retrouver un corps dans lequel je me sente encore mieux, pour lequel le mot bikini ne serait plus un gros mot mais en attendant, arrêtez de m’emmerder avec ça. Et croyez le ou pas, si je ne me suis pas mise au sport avant, c’est juste que j’en avais pas le temps… Non je ne deviendrai pas obèse, ne vous inquiétez pas mais si j’arrive à m’accepter comme ça, faites le aussi ou allez vous faire vomir vous-même.

Ma théorie sur les coups de foudre.

Parce qu’après tout, moi aussi j’y crois à cet espèce de phénomène spatio-temporel qui d’après ce qu’on nous montre dans les films et autres dessins animés, te foudroie sur place.

A vrai dire, je crois même en avoir vécu un ou deux oui oui j’vous jure. Par contre, chez moi le coup de foudre ne rime pas avec amour fou. Pas du tout !

Chez moi, le coup de foudre c’est un espèce de truc chimique. Il se manifeste dans la plupart des cas quand deux regards se croisent. Parfois ça se passe lors du tout premier regard, et des fois non. Des fois tu connais la personne, ça peut même parfois être un pote (même si je crois pas que ça me soit déjà arrivé) et là, un jour, tu sais pas pour quoi, vos yeux vont pétiller, là en même temps. Puis tout recommencera comme avant, comme si de rien était.

Des  coups de foudre, j’en ai eu au moins deux, je dirai même trois mais pour le dernier, au plus ça va, au moins j’en suis sûre.

Le 1er, j’avais 12 ans. C’était en vacances. On était avec nos parents respectifs, il s’est retourné, nos regards se sont croisés et Vlam, prends toi une étincelle dans les pupilles. Tout de suite j’en ai eu conscience. Je me suis dit, « qu’est-ce qui va se passer ? » « Il me plait pas ce gars, pourquoi il me fait cet effet ? » Ben justement, rien ne s’est passé. Je me rappelle plus de son prénom ni de sa bobine, pour vous dire à tel point il m’a marqué.

Le second a été plus intense et je crois bien que si j’avais été seule à ce moment là, si je n’avais pas été la fille fidèle que j’étais à l’époque, il se serait surement passé quelque chose. En fait, ça m’avait tellement troublé que j’en avais même parlé à mon copain de l’époque. Oui je sais, je suis un cas.

Bon je vous raconte quand même. Dans mon couple, pour faire référence à ce garçon dont je n’ai jamais connu le nom, on s’était imaginé qu’il s’appelait Maximilien. Pourquoi ce prénom ? Allez demander à mon ex et à son imagination débordante. Non en fait c’est juste parce qu’à cette époque là, j’étais en stage à Aix-les-Milles, les Milles => Milien, Aix => Ax => Maximilien…

C’était mon dernier jour de stage. Comme tous les soirs j’attendais ce foutu car pour rentrer dans la cité phocéenne. Comme tous les soirs on était plusieurs à attendre et lui aussi était là. Je l’avais déjà vu une ou deux fois mais il ne m’avait pas fait d’effet particulier. A chaque arrivée du car, c’était un peu la courtepaille. Il n’y avait rarement assez de places pour tout le monde et une fois nous avions même dû faire le trajet debout tous les deux. On s’était très peu parlé et je l’avais même pas trouvé sympa. Puis ce soir là, il me laissa monter en première dans le car. Pour rigoler je lui ai répondu, « C’est risqué, tu vas le regretter si il ne reste qu’une place ». Heureusement, il y en eu au moins deux. Je m’installais donc tout au fond alors que lui trouva un siège quelques rangées devant la mienne. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, je l’ai fixé pendant tout le trajet, rêveuse. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, il s’est retourné et Vlam, prends toi des étincelles plein la gueule pour la deuxième fois de ta vie. Déstabilisée je suis sortie à un arrêt où je descendais jamais. Lui aussi. Alors que je descendais une pente pour aller prendre mon métro, j’ai compris qu’il me suivait de près. Il m’a finalement rattrapé et on a commencé à discuter. Il m’a demandé ce que je faisais aux Milles. Je lui ai dit que j’étais en stage pour mon DUT et que d’ailleurs c’était mon dernier jour. Il se trouvait que c’était la même chose pour lui.. On  a vite compris qu’on ne se recroiserait donc plus à l’arrêt du car. On a aussi bien compris qu’on se plaisait.Il m’a proposé de faire le chemin avec lui mais ce n’était pas du tout dans ma direction, et à vrai dire plutôt dans celle de chez mon mec. Il m’a quand même demandé mon numéro, j’ai un peu hésité. J’ai d’abord pensé aux copines célibataires de l’époque puis je lui ai avoué que j’étais pas dispo avec une phrase du genre « dommage, mais j’ai déjà un copain »… Puis on s’est quitté là et chacun a pris son chemin. Par la suite je suis retournée bosser aux Milles, et inconsciemment je l’ai cherché quelques fois à l’arrêt du car, sans succès. Pour vous dire à tel point je suis névrosée, j’ai même cherché tous les Maximilien de Marseille sur Facebook, au cas où ce soit son vrai prénom…

Voilà pour mon deuxième coup de foudre.

C’est con mais je suis même pas sûre que si je le recroisais aujourd’hui il me plairait. Je ne suis même pas sûre que je le reconnaîtrai et lui encore moins ^^.

Pour mon dernier coup de foudre, je ne suis pas vraiment sûre que ça en ait été  un. Je suis un peu rouillée en détecteur de coups de foudre maintenant. J’ai l’impression que c’était un coup de foudre un peu biaisé. Un coup de foudre où l’un des deux a déjà un regard particulier qui te fait finalement flancher toi aussi. En tous cas c’était dans ce train qui me ramenait sur le territoire français. Si coup de foudre il y a eu, ce n’est surement pas à bord du train, mais plutôt sur le quai, mais je crois que je me trompe. Chez moi les coups de foudre sont sans suite, celui là serait déjà allé un peu trop loin.

Vous l’aurez compris chez moi le coup de foudre ne signifie pas début d’une belle et longue histoire d’amour. C’est plus une alchimie éphémère, d’un instant, qui au fond ne change rien à ma vie. Juste un quart de seconde où tout s’arrête. Où tu te prends à rêver un peu.

Et pour vous, c’est quoi un coup de foudre?