Comme si j’avais bouffé une enclume…

Ce post aurait pu s’appeler « Tout vient à point à qui sait attendre » ou « Let’s start a new life » ou plein d’autres trucs assez positifs.A la place mon titre parle d’enclume… Et pourquoi d’ailleurs ? Parce que je ne cesse de penser à cette phrase qu’a dit l’un de mes ex le jour de notre rupture : » J’ai l’impression d’avoir bouffé une enclume. » Et depuis 24h, je comprends exactement ce qu’il ressentait.
Non non, je ne me suis pas encore faite larguée, rassurez-vous et à vrai dire je pense que j’aurais préféré. Pas de rupture bien que ça aurait pu finir pareil mais là, il n’est pas question d’amour. Là il est question d’amitié.

Alors qu’hier en fin de journée l’énorme épée de Damoclès qui trônait sur le haut de mon crâne a soudain disparue, je me faisais une joie d’annoncer MA bonne nouvelle du siècle à mes proches, et quelle occasion de mieux que cette petite soirée organisée en l’honneur d’une amie chez moi-même?! Je ne vous dis pas quelle joie j’ai eu à partager cette nouvelle avec eux, moi qui voit enfin un peu mieux ce que l’avenir me réserve. A vrai dire j’ai même esquissé deux trois larmichettes quand j’ai su que j’avais réussi à obtenir ce pour quoi je me démenais depuis plusieurs mois maintenant. J’ai même hésité à aller acheter une bouteille de champagne pour fêter ça avec eux. Puis, puis la soirée avance et là VLAN !

C’est ce qu’on appelle un revers Mesdames, Messieurs. Un revers lancé par l’une de tes amies de longues dates, l’une des personnes qui te connaît le mieux sur cette Terre et l’une des personnes qui compte juste le plus pour toi. Non non je ne vous parle pas d’une claquounette, ni même d’une petite gifle hein. Non non, un vrai revers. Un revers lourd de pas moins de 7 ans d’amitié maintenant.

C’est parti pour règlement de compte à OK Corral. On te ressort ce vieux dossiers du passé, ceux qu’on connaît déjà par coeur, puis on reparle de ces moments douleurs, de ces choses qui nous ont toutes traumatisées. Et puis tu entends l’interprétation, le ressenti de certains moments, ces moments d’il y a plus de 5 ans et là t’as juste l’impression d’être un monstre.

Tu entends que tu n’as pas été assez là pour elle alors qu’elle, l’a toujours été pour toit et tu l’en remercie. Tu entends que tu l’as considérée pendant tout ce temps comme une vulgaire « roue de secours ». Elle a peur que tu parles d’elle en traître, comme tu sais si bien le faire (Faute totalement assumée), que tu n’as pas eu confiance en elle à certains moments difficiles et plein d’autres choses du même acabit. Elle te rappelle des moments pas très glorieux de ton adolescence et tu sais bien que sur certains points tu ne peux que lui donner raison. Elle pleure, tu la consoles et t’essayes de garder la tête droite. Tu comprends pas trop pourquoi tout ça te saute à la gueule, là maintenant. Ce jour qui aurait pu juste être un super souvenir, le commencement d’une nouvelle vie bien méritée (enfin c’est ce que je croyais). Non, à la place ça te rappelle quand plus de cette conversation houleuse avec une amie chère, tu as depuis quelques temps une relation glaciale avec une autre de tes meilleures amies… Là tu te demandes si il te reste des amis sur cette planète. Et finalement, tu te couches, seule comme une conne (parce que tu n’as pas voulu lui infliger à lui, tes larmes qui ne coulent pas par sa faute) dans le lit de la petite salope que tu devais être à 16/17 ans.

Non je n’ai pas mal d’avoir été traitée comme ça. Même si je ne suis pas d’accord sur tout, je ne peux pas nier les sentiments qu’elle a pu ressentir, peut-être à cause de moi, pendant cette période là. Je m’en veux surtout de ne pas m’être rendue compte de tout. J’ai mal parce que voir une amie dans cet état là et se dire que c’est sa faute à soi, c’est juste pas beau. Pas beau du tout.

Je ne parle même pas du fait que mon copain ait assisté à tout ça (copain qui n’est dans mon monde depuis moins d’un mois je vous le rappelle). Je pense qu’à sa place je me serai tirée vite fait bien fait en ayant crainte de sortir avec la pire connasse au monde…

A part ça, tout va bien dans le meilleur des mondes. J’ai le coeur lourd et je suis fatiguée comme si le monde entier s’était servi de moi comme d’un punching ball mais j’ai atteint mon objectif. Dans 2 mois je serai où je voulais être, et là, tout de suite, ça me fait ni chaud ni froid.

Il y a quelques jours j’avais envie qu’une météorite me tombe sur la tronche, qu’un camion percute ma voiture de plein fouet et me plonge dans un profond coma. J’envisageais ça comme issue à toutes ces décisions importantes qu’il fallait que je prenne pour mon avenir. Aujourd’hui, je n’ai presque plus de décisions à prendre sur ma to-do list à part le choix de localisation de mon nouvel appart et l’achat ou non d’une voiture. N’empêche que là, tout de suite, je voudrais la même chose qu’il y a une semaine : avoir un accident qui me rendrait amnésique…

Si l’espoir fait vivre, je suis morte.

En ce lendemain de journées (oui oui au pluriel) de merde je dois dire que je suis assez étonnée de m’être réveillée. Si ce qu’on dit est vrai, ça fait bien longtemps que j’aurais dû mourir. Mourir parce que malgré tous mes efforts, toutes ces heures passées à étudier, à postuler à des centaines et des centaines d’annonces, nous sommes le 25 juillet et je ne sais pas toujours dans quelle ville, dans quel pays je serai en septembre et encore moins ce que j’y ferai… oui je fais ma parisienne, comme dirait un gros con de mon entourage, à tout vouloir prévoir,mais même si je suis de plus en plus partisane du Carpe Diem, je crois que dans la vie il y a quand même quelques domaines qu’on ne peut pas laisser au hasard. La carrière et les études en font partie selon moi.

Pourquoi aujourd’hui suis je plus désespérée que les autres jours? D’abord parce que c’est futil mais je sais maintenant que je ne pourrai jamais compter sur le café pour me sauver la vie. Et oui, 2 tasses de café et je suis presque dans le même état qu’après ma récente cuite à la vodka… Ensuite, j’ai enfin eu cet entretien que j’attendais depuis des siècles. Cet entretien qui devait être décisif pour la fin de mes études et me donner les clefs pour commencer une nouvelle vie. Sauf qu’en plus du fait que j’ai été malade la veille, l’alarme incendie et la coupure d’électricité pendant l’entretien ne m’ont pas aidées à faire face à ses questions plus mal posées les unes que les autres.

Est-ce à moi, encore étudiante en RH, de leur apprendre à avoir la décence de dissimuler un tant soit peu le CV de la prochaine candidate ?!

Et parfois, bien que j’aime me débrouiller par moi-même et réussir en le devant qu’à moi-même, moi aussi j’aimerais parfois des petits coups de pouces, une petite aide qui me propulserait plutôt que galérer chaque jour un peu plus. Moi aussi j’aimerais qu’un jour une DRH pense spontanément à moi quand elle aura besoin d’une assistante.

Et pourtant, côté coeur ça faisait des mois et des mois que ça n’allait pas aussi bien mais la fatigue et le stress aidant, le nouveau cher et tendre a déjà eu droit à une crise de larme en moins d’un mois de relation. La loose, surtout quand on sait que je m’étais promise de ne plus pleurer… Objectif raté.

Je vous parle même pas du fait que j’ai fait une boulette dans le reporting ultra méga important et que c’est le PDG himself et la direction RH régionale qui ce soit eux qui me l’ai fait remarquer…

Et tout ça en plus du fait que je n’ai officiellement plus de chef pour prendre les décisions importantes et tout le reste…

A part ça tout va bien dans le monde des Bisounours, j’vous laisse j’ai mal garé mon ptit poney !

Plongeon dans la vie d’une stagiaire

Voilà déjà 3 mois et demi que tous les matins je prends ma ptite voiture et que tous les jours je passe les portes de cet hôpital. Un instant j’imagine que moi aussi je suis l’une de ces femmes en blanc. J’imagine ce que les patients se disent en me croisant dans les couloirs. Des trucs du genre « Quelle est jeune pour être infirmière », non pas que je le sois vraiment, mais j’ai des traits d’enfants. Et non, pour moi ni blouse, ni stéthoscope. Je suis une simple stagiaire au service du personnel. Stagiaire où la condition « professionnelle » la plus ingrate au monde. La plus ingrate et pourtant, parfois j’apprécie ça. J’aime surtout les jours où rien ne va, où tu sais que la boîte va mal, et que tu te dis « Ah ah ah moi dans 2 mois je me casse, vous pas ! »

En fait ce que j’aime ce n’est pas être stagiaire, c’est être dans la vie professionnelle. Avoir cet aperçu de ce que sera ma vie plus tard. Bon j’arrête là de vous faire croire que tout est parfait, vous allez bien voir le fond de ma pensée au cours de cet article. Parce que oui, être stagiaire, même si ça ne rime pas toujours avec café et photocopies, c’est quand même être exploité. Bosser autant, voire plus que certains salariés et être payé même pas la moitié du minimum légal. Le pied quoi. (Je dis ça mais en tant que future DRH, croyez moi que j’y aurais recours moi aussi à ces putains de convention de stage ^^)

N’empêche que ça fait un bien fou de se lever dans un but précis chaque matin. Il m’en faut peu mais je suis trop fière de dégainer mon badge quand je passe la barrière de ce parking juste après le panneau « réservé au personnel ». N’empêche que je suis aussi très fière de pouvoir, pour une fois, passer de l’autre côté de ces fameuses portes d’hôpital où il y a écrit « Accès interdit ». Heureuse de pouvoir pour une fois voir l’envers du décor de ces lieux qui nous sont pourtant assez familiers, nous simples « patients lambda ».

J’avouerai même que pendant les premières semaines, j’ai même cru que j’avais raté ma vocation, j’étais à deux doigts de m’inscrire au prochain concours infirmier. Bélier or not bélier ?!
Puis, étant chargée de la paye et des contrats, j’ai vu combien ces gens là étaient payés.Oui vous savez, ces gens qui bossent 12 heures non stop, qui travaillent mêmes les nuits, dimanches et jour fériés… Je m’en doutais hein, je suis pas si naïve, mais entre nous, bosser 11 heures et demi par jour, être confronté à la maladie, à la mort et tutti quanti pour un Smic ou 200€ de plus, non merci !

Je suis donc redescendue sur Terre et me suis rappelée que moi j’étais plutôt faite pour être de l’autre côté. Du côté des patients certes, mais surtout du côté des gens qui ne cesseront jamais d’admirer ce corps de métier. Puis entre nous, je n’ai absolument aucun don pour ça je crois et le blanc ne me va pas au teint ^^.

Je me suis donc contenter en me disant que mon travail leur est utile à eux. Je me suis mise dans la tête que même si les tâches qu’on me confie sont pas souvent passionnantes, elles sont au moins utiles et servent directement ces infirmier et aides soignants que j’admire tellement.

Oui je sais, j’me fais un kiffe là, mais c’est un peu ma motivation du matin. J’me dis que depuis 3 mois, grâce à moi ils sont payées en temps et en heure pour toutes ces heures qu’ils font et que comble du luxe, ils ont un contrat en bon et dû forme prêt à leur arrivée dans la boîte. Ce qui, sans me vanter, n’était pas le cas avant…

Je sais bien que je me berce d’illusions, qu’ils n’ont même pas dû se rendre compte du changement depuis mon arrivée mais bon, j’ose espérer qu’ils verront la différence quand je serai partie.

Oui certes des fois être stagiaire signifie glander toute la journée, et je dois dire qu’en ce moment j’en suis pas loin… Mais y’a aussi des jours où stagiaire veut dire être débordée. Servir de soupape de décompressions à ton équipe, à ton supérieur voire aux salariés eux-mêmes. Y’a des jours où comme ça tu sais que si tu pars à l’heure prévue sur le papier, tu mets tout le monde dans la merde. Et donc, tu restes. Tu fais des heures qu’au début on marque sur un bout de papier puis qu’après quelques semaines on ne remarque plus. Puis on te dit de ne pas faire de cadeau à la boîte parce qu’elle non plus ne t’en fera pas. Et au fond, même si ce n’est pas dans ta nature, tu sais que c’est vrai et du coup à 16 h tu te casses. Et quand tu croises sur le parking les mêmes « vrais » salariés le matin que le soir, tu te dis qu’eux n’ont pas l’air de culpabiliser de partir aussi tôt, alors pourquoi toi le ferais-tu ? Eux reçoivent un salaire digne de ce nom et travaille sans doute moins que toi…

Puis il y a aussi ces jours où tu fais ton boulot et où quasi personne te calcule, comme si tu étais inexistante. Et si t’es un peu bébête comme moi, tu t’imagines que t’as dû fait une connerie, que t’as dû gaffer quelque part. Et parfois, dans un élan de reconnaissance, ta tutrice te dit que t’es une très bonne recrue, que tu fais du bon travail et que pour couronner le tout, tu es force de proposition. Que demander de mieux ? Ah si, qu’on te le dise plus souvent et qu’on te paye décemment ^^.

Et pour couronner le tout, le pire je crois c’est quand on s’adresse à toi sans savoir ton prénom alors que merde, ça fait 3 mois que t’es là assise à ce putain de bureau. 3 mois que t’es au rdv et aussi 3 mois que ce, pourtant super sympa, directeur adjoint, s’obstine à te serrer la patte alors qu’il tape la bise aux autres stagiaires. Je pique ou quoi ?! Et le top du top, aujourd’hui en lui disant « bonjour » en passant devant son bureau, j’ai eu droit à un « bonjour Julie ». Loupé, moi c’est Lu… Tant pis. Certes ce n’est qu’un détail mais pour 460€ par mois et 151,67 heures minimum, j’ai au moins le droit qu’on m’appelle par mon prénom…

Et même si je commence à être lessivée et que moi aussi j’ai envie d’aller me faire dorer la pilule au soleil (ce qui n’arrivera dans le meilleur des cas qu’en septembre), ça va me manquer quand ça sera terminer parce qu’après tout, ce stage ce n’est qu’un avant goût de ma future vie professionnelle. Cette pression, ces horaires, ce rythme, ces responsabilités. Oui, il y a des inconvénients mais c’est ça la vie active mes chéris et c’est pas tous les jours jolis jolis ! Fini les grandes vacances de 2 mois, fini !

Inch’Allah si tout va bien pour moi ce stage sera le dernier.

Tu sais que t’es amoureuse quand …

Je crois que ce n’est plus la peine de se le cacher, le coeur d’artichaut que je suis vient subitement de se rappeler ce que tomber amoureux veut dire. Certaines diront que c’est rapide, et je ne leur donne pas tort, mais je suis comme ça que voulez-vous. Soit t’es un vrai bélier, soit tu ne l’es pas. Tu es donc impulsive ma fille, et tu le resteras ! Et même si je ne voulais pas l’admettre si vite, quelques signes m’empêchent de me voiler la face.

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Ces signes qui montrent que tu es amoureuse :

~ Au plus les jours passent et au plus tu es maladroite. Ainsi, y’a même pas une heure j’ai renversé toute ma salade de tomates pour demain midi sur le sol, youpi ! Paye toi ça.

Ok, jusque là, rien d’exceptionnel, ça peut arriver à tout le monde,  mais à mois ça m’arrive rarement…

Tu sais que t’es complètement raide dingue d’un mec quand :

~ Sans rien faire de spécial t’as déjà perdu 2 kilos après qeulement une semaine de relation, c’est ça vivre d’amour et d’eau fraîche. Non ?

~ T’as l’impression d’avoir une montée d’adrénaline à chaque fois que tu reçois un SMS de lui, à chaque fois que tu penses à lui et à chaque fois que ses yeux bleus croisent les tiens.

Je sais pas si il y a réellement un lien, mais :

~ Ne plus savoir faire les créneaux peut aussi être une preuve non ? Ok, je suis pas très douée à la base et j’ai un tank pour voiture mais là je vous promets que c’était largement dans mes cordes, et pourtant, pas moyen… J’ai fui et refais un tour du quartier pour réessayer mon créneau à l’abri des regards. Après 3 reprises, j’y suis enfin arrivée !

~ Je suis visiblement de meilleure humeur que les autres jours, même au boulot. J’ose même des blagounettes avec les collègues, c’est pour vous dire.

A part ça,

~ Tu passes 10 fois par jour sur son profil Facebook juste pour lire cette phrase : « En couple avec vous ». Alors que tu avais promis ne plus faire ce genre de choses (mais pour le coup là j’ai une excuse qui vaut toutes les autres, la vengeance !!!! )

~ T’es aussi super contente parce que ses potes te demandent en amis sur Facebook…

Enfin, le truc ultime, qui montre vraiment que tu commences à être accro, c’est :

~ Ta façon de sourire comme une conne quand tu lis les SMS (pourtant pas si marrant que ça), du nouvel élu de ton coeur. T’as un air niais qui t’écoeure légèrement chez les autres, mais tu souris quand même comme une « benêt. »

Diagnostic ?

Le jour où… # 3

On est repartie pour la troisième édition du « Le jour où » ! Promis après j’arrêterai de les compter.

Let’s go back 5 mois en arrière. Je venais d’emménager dans mon nouvel appart aux Pays-Bas. Je me retrouvais donc à 5km du campus et pas très sûr du chemin pour rentrer chez moi.

C’était le début d’après-midi et je venais de finir les cours. Je trainais un peu dans l’immense BU, à moitié impressionnée par la taille de cet espace réservé aux études. En même temps je discute avec ce nouvel ami Russe rencontré il y a moins d’une semaine. Un mec super sympa, bon avec son petit côté russe bien sûr mais avec qui j’avais très bien accroché. Vous avez déjà essayé de boire de la vodka avec un Russe ? En portant une chapka alors que t’es à l’intérieur ? Je peux vous dire que tu prends vite des couleurs !

On se parlait donc sur Facebook et je lui disais qu’il me fallait impérativement un vélo pour pouvoir venir en cours. Ni une ni deux, rendez-vous fixé à l’entrée du campus. Et là je le  vois arriver tel un étalon sur son joli vélo made in Holland.

Ni une ni deux, il me dit : »Monte » et me voilà assise sur le panier de son vélo. C’est la première fois que l’on me charriait à vélo et je dois dire que j’y ai pris goût. Avec lui je ne sentais presque pas la douleur que subissait mon fessier. Bien sûr il ne freinait pas dans la descente pour me faire peur. Je pense que ça devait être assez comique. Faut dire que je criais un peu quand j’avais peur et que le jeune homme devait faire à peu près la moitié de mon poids.

Il m’amène donc dans une boutique de vélo de seconde main, au Pays-Bas, c’est un peu la seule façon d’avoir un vélo d’occaz de façon légale. J’en essaye quelques uns. Il se moque de moi parce que je ne veux pas un vélo avec rétro pédalage. Je monte sur 2 ou 3, tous trop chers ou trop grands pour moi.

Puis en rigolant il m’en montre un tout petit, tout bleu. Je lui dis pourquoi pas. Je l’essaye et là le feeling est au rendez-vous entre ce mini vélo et moi.  Puis il me regarde et me dit « Look at the brand ! » Et là, c’est la révélation. C’est ce vélo ou rien, un Peugeot !

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Comme je m’en doutais, le vendeur n’accepte pas de carte bleue et je n’ai pas assez d’espèces. Le parfait gentleman qui me sert de guide d’achat paye donc pour moi.

Puis on prend le chemin du retour à l’exception près que je ne connais pas ce chemin justement. Comme Monsieur est un homme moderne, Monsieur utilise le GPS de son portable. Oui oui Monsieur sait faire du vélo à une main. Contrairement à moi…

Après 30 bonnes minutes de pédalage, on arrive enfin dans mon quartier. Souci, où est mon immeuble ? Il me teste pour voir si j’ai le sens de l’orientation et bien sûr, j’échoue lamentablement. On arrive finalement en bas de mon immeuble, grâce au GPS hein, pas grâce à moi ^^.

Je lui propose de monter vu que j’ai des potes qui viennent manger chez moi le soir même. Il refuse et on se dit au revoir. J’hésite à l’embrasser sauvagement mais avec les russes on sait jamais ^^. Du coup on se tape la bise puis je me souviens que je lui dois 80€. Je les ai dans mon appart du coup je monte vite les 9 étages et redescend lui donner l’argent. Pendant un instant je me suis dit qu’il serait parti puis non, il était là. Il m’attendait. Je lui tends l’argent. Trop vu que j’avais pas de monnaie. Il s’engage à me rembourser au plus vite et il part. Il part, en me serrant la main…

Je reste bien sûr sur ma faim. Oui je suis le genre de filles à voir des signes un peu partout et j’me dis qu’en France un mec n’aurait pas fait 10km juste pour m’aider à acheter un vélo. Chose que j’aurais très bien pu faire seule… J’me dis que ça doit être culturelle et j’appelle au secours ma pote Russe pour avoir son décryptage. Elle me dit que dans son pays, les mecs ne font pas ça pour toi si tu ne représentes rien à leurs yeux.

Ensuite, on se reverra une fois, à une soirée. Le lendemain de notre escapade à vélo en fait. On se parlera pas, et il ne me remboursera pas.

Pendant 3 mois il me promettra de me revoir, qu’on ira au Zoo ensemble, qu’il me payera 5 kapsalons pour rembourser sa dette. Il ne viendra pas à ma soirée d’anniversaire et je ne le verrai plus.

Que je n’allais jamais aller au zoo de Rotterdam, je l’avais bien compris, mais je pensais quand même qu’il me rendrait mes sous.

Le pire c’est que je sais qu’à la base il a pas organisé ce fabuleux après-midi pour l’argent. Entre nous je pense que du fric il en avait bien plus que mon Livret A et celui de mon frère réuni ! Je comprends juste pas pourquoi m’avoir promis tant de trucs.

Depuis on s’est reparlé mais on évite le sujet de l’argent (en même temps il va pas me l’envoyer de Russie, quoi qu’ils doivent bien avoir Paypal là bas aussi ^^).

Ce garçon restera un mystère, My Russian Mystery, mais je ne regrette pas cet après-midi hors du temps. Mine de rien, il y tenait à ce que j’ai ce vélo. A un moment il a cru que je l’avais abandonnée à cause d’une crevaison et il était vexé ^^. Comme quoi, un russe, ça peut être mignon ^^. (bien sûr je joue sur les préjugés hein. En général je m’entends très bien avec les habitants de ce pays ^^)

Orange pressée

Je vous avais dit que je vous tiendrais au jus, à J+1, je tiens ma promesse ^^.

Je vous replante le décor, hier, j’avais le énième premier rendez vous de ma vie et  originalité oblige, on s’est retrouvé au cinoche.

Allez, ouvrez grand vos pupilles, voici le récit de mon rendez-vous galant d’hier soir.

Tout commence il y a environs 48h quand il m’envoie un message. Là, la pessimiste que je suis se dit qu’il va surement annuler notre date. Puis en fait, il me prévient juste que ses potes (que je connais déjà hein, je vous rappelle que c’est un ami d’enfance de mon ex) ont eu la merveilleuse idée d’aller au ciné le lendemain, pile à la même heure que nous. On se dit que c’est pas grave du moment qu’on va pas voir le même film, et on maintient l’heure.

Les journées passent normalement et on se retrouve mardi, vers 18h20. RDV fixé à 18h45 devant le ciné et je ne suis pas coiffée. Je me juge tout de même présentable et me dit qu’il vaut mieux y aller comme ça qu’arriver avec un quart d’heure de retard avec une coiffure qui dans tous les cas, ne me satisfera pas.

Comme je suis une fille un peu alarmiste, je lui envoie un SMS en chemin pour le prévenir que je ne suis pas coiffée. Il me répond que c’est pas grave et que lui l’est par contre. Plus tard on blaguera sur le fait que pour moi pas coiffer veut dire avoir un chignon sur la tête et que je suis sans doute née comme ça.

Une fois au ciné, on croise effectivement les amis, pas de présentations nécessaires, juste un petit sourire en coin.Puis le moment tant attendu arrive. Payera-t-il, payera-t-il pas ? Je voyais en ça le signe pour savoir si nous étions réellement en train de vivre un rendez vous galant ou simplement une sortie entre potes.

Il ne payera pas. Du coup, je ne prendrai pas de pop corns. Ayant payée ma propre place et les lunettes 3D en prime, je pense avoir assez exprimé mon indépendance lol ^^.

Puis comme on a trop d’avance, (allez savoir pourquoi on a fixé le rdv si tôt…), on va faire un tour dans le parc d’à côté. On s’assoit sur un banc puis on discute. On se charrie un peu, enfin surtout lui ^^ et on se balade dans le parc. Jusque là, aucun signe d’attirance ni rien. Je me dis que c’est pas grave mais qu’au fond on aurait carrément pu aller voir le film avec ses potos. Puis il me demande si après le film je dois rentrée ou si on mange ensemble. Ne voulant pas faire la fille à maman, je dis que je suis bien sûr libre pour un resto.

On s’installe enfin dans la salle de ciné remplie de gosses, et oui choisir un dessin animé pour film, ça a forcément ses petits avantages… On discute puis le film commence. Toujours aucun rapprochement. J’essaye de me concentrer sur l’écran mais je réfléchis en même temps au titre de l’article à venir. J’avais pensé à « En eau de boudin ». Oui ça donne envie, je sais. Je commence à me faire à l’idée que je suis en train de vivre le 2ème premier rendez-vous de ma vie qui va pas finir par ce qu’on attend toutes, le bisou ! le bisou !

Et puis là, tu sais pas pourquoi ni comment, vos mains se touchent et ne se lâcheront plus jusqu’à la fin du film. Là, la fille perspicace que je suis se dit que tout n’est peut-être pas foutu. Que généralement tu donnes pas la main à tes potes au ciné (à part dans mon cas devant un film de peur).

Puis là, arrive le moment comique de la soirée, le fameux baiser ! Alors généralement t’es toujours un peu empoté dans ces moments là, surtout dans le noir, mais imaginez avec les lunettes 3D… Air con assuré !

Puis le film s’est terminé et nous sommes allés au resto. Je l’ai vu venir à 3000 mais bien sûr j’ai eu comme un « déjà vu » en entrant dans ce resto. Comment dire, apparemment il ne savait pas que l’ex en question avait bossé 1 an en face dudit resto et que donc bien sûr nous y étions déjà allé… Et qu’en plus, il y a de ça un an, j’étais assise exactement à cette table, avec un autre. Aucun souci, même pas un soupçon de nostalgie. J’ai rigolé intérieurement en me disant « Yeah, un lieu de plus de démystifié ! »

Puis on s’en va et rebelote, chacun sa part. Je dois dire que là je m’y attendais encore moins qu’au ciné. Comme dit ma mère, « que vaut-il mieux, être gâtée pourrie par son mec ou faire moit/moit à chaque fois? » Suspense lol.

Puis on s’est assis sur ce banc et on a parlé, et parlé. Bien sûr moi qui voulais qu’on évite de parler de mon ex, ma résolution n’a même pas dû duré 1 heure. On s’est posé plein de questions sur nos histoires précédentes et j’ai même appris des trucs sur celui avec qui j’ai passé 4 ans. Comme quoi ^^.

Bref, ce fût une excellente soirée qui m’a permis d’y voir un peu plus clair dans mes sentiments. Je m’apprêtais à faire une belle connerie en prenant le risque de détruire un couple et ce rendez-vous est arrivé à point.

Malheureusement tout n’est pas non plus parfait puisque comme je le pensais, une amitié a été brouillée dans l’histoire. Non pas celle qu’on avait entre nous (qui d’ailleurs n’ en était pas vraiment une), mais celle que j’avais avec le fameux « sexfriend’.

J’ai voulu prendre le risque, je n’aurais pas dû. Too late…

On verra ce que l’avenir nous réserve, me réserve.

Un conseil, ne couchez jamais avec un pote, vous le regretterez surement….

L’épreuve du 1er rendez-vous.

C’est pas que j’en ai eu des milliers hein des premiers rendez-vous mais tout de même assez pour pouvoir dire que dans mon cas ça se résume la plupart du temps par une discussion autour d’un verre et d’une promenade.

Si on fait dans l’original, on passe direct par la case cinéma. A vrai dire ce n’est pas ce que je préfère surtout quand tu ne connais pas la personne.

Pourtant, demain, à cette heure-ci je serai soit sur le chemin du retour soit toujours en compagnie de mon date du soir. Et nous irons où ? Au cinéma !

A vrai dire je ne sais pas à quoi m’attendre. Alors qu’habituellement je pose les règles avant le rendez-vous, cette fois c’est différent. Différent car de près ou de loin, on se connaît déjà. Du coup, la case papotage est moins primordiale je pense. Autant allez droit au but et se plonger directement dans le noir, non ?

Alors que parfois j’angoisse un peu, va-t-il me plaire ? Aurons-nous quelque chose à nous dire ? Nous plaire je sais pas mais je sais que moi il ne me laisse pas indifférente. Des choses à nous dire, c’est sûr. Il va juste falloir éviter les sujets qui fâche comme mon ex (qui est accessoirement son ami d’enfance).

On ne s’est rien dit. Du coup, je suis même pas sûre que ce soit un réel rendez-vous galant. Quiche un jour, quiche toujours. On s’est juste proposer de faire des sorties ensemble à plusieurs reprises puis j’ai profité de la Fête du Cinéma pour me jeter à l’eau. Je me suis même demandé un instant si il ne comptait pas venir au rendez-vous avec sa bande de potes. Je pense quand même qu’il me l’aurait dit, mais a-t-il compris que j’attends peut-être un peu plus que juste regarder le film comme deux vieux potes qui ne se sont pas vus depuis longtemps ?

© Source photo

Est-il comme les autres et est-ce pour lui un moyen de faire de moi « Sa copine de kiki » comme il le dit si bien ? We will see.

No sé mais j’ai envie d’y aller. Que ce soit juste pour passer un bon moment entre pote ou pour commencer une histoire, demain, je serai fixée.

Ce qui est bien quand tu « dates » un ami, c’est qu’au moins tu n’as pas peur de tomber sur un psychopathe rencontré sur ces sites de rencontres. Et si finalement tu le sens pas, t’as qu’à dire « Ah merde, t’as cru que c’était un date ? J’ai dû mal m’exprimer mais c’était en pure amitié en fait. » Un peu rude, certes mais efficace.

C’est bête mais je crois que je serai fixée sur son but quand il proposera ou non de payer ma place de ciné. Ne vous inquiétez pas, si c’est le cas, je payerai les pop corns, histoire de lui montrer que je tiens à mon indépendance ^^.

J’ai envie de vous dire, on s’tient au jus !