Cher enseignant chercheur…

Et toi là, oui toi ! Toi qui pète plus haut que ton cul parce que Monsieur est docteur en RH ! Cher enseignant chercheur de mes 2, laisse moi te dire tes 4 vérités et surtout merci !

Que j’te rappelle un peu la situation parce que dans ta vie d’homme super important tu m’as surement zappé ! Il y a 8 mois nous avions un entretien où je te disais mon objectif d’intégrer ton putain de Master 2. Que pour cela j’avais fait des sacrifices et que du coup je ne partirai que 3 mois à l’étranger pour avoir un max d’expérience avec mon entrée dans ce master. La directrice du M1 abondant dans mon sens, j’ai foncé tête baissée. J’ai foncé pour finalement t’entendre me dire que mon entrée dépendrait de la qualité de mon stage (chose que tu ne pourras en rien juger vu que personne nous encadre pendant cette période mise à part par la lecture de mon rapport de mission dont la longueur limite était de 5 pages…) et de mes progrès en anglais, (rappelons que j’ai eu 865/990 au TOEIC ce qui m’a permis d’aller à Rotterdam l’une des 10 meilleures business school d’Europe)

Quelques mois après, second entretien. Téléphonique cette fois car Monsieur est un homme occupé. Là tu me dis que mon stage a l’air merdique (sachant que je ne l’avais commencé que depuis 1 semaine) et tu trouvais mon niveau d’anglais pitoyable… Tu me demandes de m’engager à progresser et à trouver un contrat d’alternance pour ramener juste un peu plus de fric à cette putain d’école.

Pour toi lectrice, rappel : école où j’ai lâché 4000€, où mon mec m’a quitté pour une pute ukrainienne qu’il a bien sûr rencontrée là bas et école qui ne veut pas de moi en M2. Le kiffe...

Aujourd’hui je te contacte surtout pour te dire que tu peux être content, non je ne serai pas dans les rangs de ton putain de cours cette année. Non je l’ai pas trouvé ton contrat d’alternance. Oh j’en ‘ai eu des entretiens à ce sujet là avec diverses entreprises dont certaines très intéressées par mon profil. J’ai même un peu rêvé en pensant intégrer LVMH. Puis comme je le pensais ça n’a pas marché. Non non, pas à cause de moi, mais encore à cause de toi et de ton école de merde. Si si j’te jure. Quelle entreprise serait assez conne pour payer un apprenti 12 mois et le voir  en tout 6 mois dont seulement 15 jours avant Noël. « Mais oui, c’est avec plaisir que je vous paye 4 mois de salaires pour vous faire que 15 jours ! »

J’te parle même pas du fait que tu ne répondais à mes mails qu’une fois tout le gratin administratif en copie. Tu n’as jamais dénié me répondre sur ma question existentielle : « Qu’est-ce qui se passe si j’ai pas d’alternance ? Césure ou je suis virée ? »

Comme visiblement mon avenir me préoccupe plus que toi, je me suis prise par la main et j’ai cherché d’autres écoles, d’autres formations. D’abord au cas où, pour assurer mes arrières, puis finalement j’ai ouvert les yeux.

J’ai compris que je ne voulais pas remettre mes pieds là bas et que je n’allais pas réussir à supporter ta sale gueule à longueur de journée. Et vu que visiblement tu m’appréciais pas trop non plus, ça allait forcément me revenir en pleine gueule…

Puis j’ai trouvé cette formation, le rêve, le pied, une nouvelle vie et en plus bien rémunérée. Oui je sais, pour toi qu’est né une cuillère en argent dans la bouche, ce n’est pas important, comme tu me l’as déjà dit, n’empêche que !

Et en fait, merci ! Merci parce que grâce à toi j’ai trouvé mieux et par chance les recruteurs n’avaient pas de la merde dans les yeux comme toi. J’ai été acceptée et j’en suis fière ! Oui Monsieur !

Je sais déjà ce que tu vas me dire. « T’es conne, ce master est bcp moins bien côté, tu vas gâcher ton avenir ». En même temps j’ai envie d’te dire que tu voulais pas de moi dans ton master anyway et en plus, là au moins je suis sûre de pas voir ta sale gueule. Ok au classement, celui-ci est un peu plus loin derrière mais au moins j’aurais une vraie expérience pro de qualité et une spécialité de plus en plus recherchée sur le marché du travail. Quelque chose à dire ? Ah c’est sûr, les profs ne seront peut-être pas les lauréats du Trophée de la Pédagogie 2013 hein, mais entre nous, si des gens comme toi sont vus comme pédagogues….

Tout ça pour te dire merci, merci de ne pas m’avoir facilité le travail, pour m’avoir barré le chemin et du coup pour m’avoir permis d’entrevoir d’autres choses, un autre avenir auquel je n’avais pas pensé.

Allez j’te souhaite bien du courage avec tes nouvelles recrues parce qu’entre nous, vu certaines, toi qui aime l’anglais, tu vas te régaler lol. Et bonjour l’expérience sur le terrain. Tu as préféré des grosses connes avec 3 mois de stage dans des boîtes d’intérim et un anglais médiocre qu’à mon profil. Je n’ai qu’une chose à dire, ENJOY !

Pour la petite histoire, si j’ai intégré ce putain de M1, c’est justement après un entretien à 80% effectué en anglais par M. PETERSON himself, rare enseignant de l’établissement à être un réel English Speaker. J’dis ça, j’dis rien. Au moins si j’avais eu l’entretien avec toi, je n’aurais surement pas perdu mon temps dans ce master de merde vu que tu m’y aurais surement pas laissé entrer.

Merci de m’avoir ouvert les yeux et m’avoir montrer qu’un avenir plus glorieux m’attendait ailleurs.

Zéro, bidon, nul #pauv’conne

Hier je vous disais que notre histoire n’allait pas durer. Ce soir j’ai presque envie de vous dire que c’est fini ! Non non on a pas encore rompu mais ça va vraiment pas le faire !

C’est fou cette capacité qu’ont les mecs à transformer une soirée qui s’annonçait des plus réussies et agréables par un « rentrée toute seule, les dents et dodo à 22h. » Qu’on soit d’accord, je ne parle pas d’une hypothétique soirée Meetic pendant laquelle je n’aurai pas trouvé l’homme de ma vie hein (bien que ça m’aurait sans doute aussi un tout petit peu, juste un chouia, sappé le moral), non non je parlais d’une soirée avec mon mec.

Oui vous savez, ce crochu indélicat !

On prévoit donc une soirée ciné. Jusque là, rien d’exceptionnel. Pour le contexte, ajoutons juste que je bosse depuis 5 mois sans vacances alors que monsieur glande depuis 3 bons mois…

Comme il m’a déjà fait le coup à plusieurs reprises que l’on sorte le soir et qu’on rentre à minuit sans avoir mangé, me laissant me coucher le ventre vide avant ma journée de boulot du lendemain, cette fois-ci, j’ai préféré anticipé. J’ai préféré me renseigner pour savoir si valait mieux que je prenne un goûter de princesse avant de sortir ou pas. On a finalement opté pour un méga pop corn et des boissons pendant le film. Cool !

Cool sauf qu’en plus d’avoir conduit, d’avoir pu nous permettre de voir le film à l’oeil (et oui, j’ai des relations moi Madame ^^), c’est aussi moi qui les aient payés ces putains de pop corn et boissons. Monsieur le prince lui les a portés et mangés.

Puis il n’a plu eu faim et à décidé d’abandonner le pot de pop corn à la fin du film, s’en servant bien sûr comme poubelle ! Et si moi j’en reveux ? Et sinon, mettre le pot dans une vraie poubelle, non ? Et c’est moi qui les ai payés non? Passons puisque le problème n’est pas là.Ces petites choses là je commence à m’y habituer, sa radinerie et son égoïsme…

Le problème est que moi, hier soir, je mettais mise au top. Pour une fois je me trouvais vraiment jolie. J’étais bien habillée, bien coiffée, bien maquillée et même de bonne humeur. Je dirais presque que hier soir, j’étais la plus jolie de la salle, c’est pour vous dire. Outre le fait que je n’ai pas eu de compliments de ça part avant le trajet retour, il n’a en plus pas compris tous les signaux que je lui ai envoyés pendant le film.

Au moment de remonter dans la voiture, Madame le chauffeur (comprenez donc moi), demande à Monsieur ce qu’ai prévu. En gros je voulais savoir où le déposer. Dans ma tête je pensais à chez moi (de préférence) ou au pire, à chez lui. Ben non, Monsieur m’a sorti « chez JC ». « T’as qu’à venir, y’aura Anabelle, tu l’adores ». Oui ok cette fille est vraiment super sympa et j’aimerais presque garder contact avec elle si on casse, mais non, non je n’avais pas envie d’une soirée avec ses potes sachant que moi je bossais le lendemain et je voulais surtout rester seule avec lui.

J’ai donc dit que je n’y allais pas et l’ai déposé devant chez son pote. J’ai attendu tout le trajet qu’il me dise soit un « je préfère rester avec toi finalement » ou au moins un « dépose moi chez toi, j’irai chez JC à pied. » Non non rien de tout ça. Oui il m’a demandé dix fois si ça ne me gênait pas. J’ai hoché la tête en signe de non parce que de toutes façons, si j’avais dit oui on aurait soit eu droit à une scène, soit il aurait changé d’avis et ça ne m’aurait pas satisfaite. Non être la 2ème option pour sa soirée ça ne m’aurait pas redonné le sourire, alors autant qu’il voit ses potes.

Je suis rentrée comme une conne, presque les larmes aux yeux de déception. Il a compris que ça n’allait pas et c’est même excusé aujourd’hui d’être un si mauvais petit copain. Moi j’aurais pu me faire agresser sur le chemin du retour, c’était pareil. J’étais tellement désespérée que j’ai failli à plusieurs fois baisser ma vitre pour demander au mec de la voiture d’à côté si j’étais si impinable que ça. Et malgré mon peu de confiance en moi, je sais que ce n’est pas le cas.

Je sais qu’hier soir, si j’avais croisé le chemin de quelques jeunes hommes, je me serais surement fait draguer et ça en toute modestie… Et dans l’état de rage et de déception dans lequel j’étais, je peux vous dire que je me serais limite laissée tenter.

J’ai peut-être eu trop l’habitude d’être badée par mon ex. Il ne me disait pas souvent que j’étais belle ou bien habillée mais ça se voyait dans ses yeux, à lui au moins.

Ce soir on doit se voir, il va surement essayer de rattrapper sa maladresse mais je ne pense pas que ça change quoi que ce soit. Il ne répond pas à mon besoin de sécurité et d’être rassurée sur mon physique.

Le mec il est capable de me sauter alors que je viens de gerber les restes de ma cuite de la veille et incapable de passer la nuit avec moi après un séance de ciné en amoureux où j’étais clairement au top de ma forme… Soit il a des goûts vrament spéciaux, soit il pense vraiment qu’à son plaisir, quelque soit l’état de sa « copine »…

Does he really deserve me ? I’m not really sure.

Pourquoi ça ne durera surement pas.

Il y a quelques temps, avant que je sois avec mon nouveau chéri, je m’étais fait une idée assez précise de ce que je recherchais chez un homme, quelles qualités, quelles caractéristiques devrait avoir le prochain.

Non non pas vraiment de critères physiques mais plutôt des détails pratiques. Dans mon idéal, celui-ci avait le permis et une voiture, vivait seul ou du moins plus chez papa maman et était autonome financièrement, donc avait un taff.

Je recherchais un bon vivant, qui aime un minimum les choses que j’aime, les musées, le ciné…

Puis il est arrivé dans ma vie ou plutôt sa place a changé. Depuis peu nous partageons pas mal de beaux moments ensemble, et pourtant. Et pourtant je ne cesse de me dire que ça ne pourra continuer comme ça, que ça ne pourra pas marcher longtemps ainsi.

Puis à d’autres moments je me dis que de près ou de loin il progresse et commence à se rapprocher de ce fameux profil que j’avais imaginé.

Moi je le voyais toujours comme cet étudiant en histoire un peu paumé qui était allé là un peu par hasard mais qui préférait de loin sortir, fumer des pèt et voir ses potes. Non il n’a pas complètement changé, mais tout de même.

Il a repris son avenir en main et même s’il recommence tout à zéro, je pense qu’il a fait le bon choix. Non il n’a pas le permis, mais il a des pieds lui ! Il ne me prend pas pour son chauffeur et ça, c’est déjà bien. Puis il va bientôt le passer ce fameux permis, je pourrais donc peut-être cocher une case de plus ^^.

Je voulais quelqu’un d’indépendant. Oui il est toujours étudiant mais il sera bientôt en alternance, et devinez quoi ? en colocation ! Alors oui ce n’est pas exactement ce que j’entendais par autonomie et indépendance mais c’est un bon début.

Pour le côté bon vivant, là aucun doute, il remplit cette fonction à 100%. Il a des amis et ils comptent beaucoup pour lui, je kiffe !

Jusque là, tout va bien.

Tout va bien sauf qu’il est celui avec qui j’aurais rêvé être à 16 ans. Ce jeune homme insouciant, qui profite, profite et profite. Pense au futur mais pas trop, aime ses potes et fume et boit et refume et reboit. Alors oui au début j’ai trouvé ça cool. Mais quand tu t’aperçois qu’il ne peut passer une soirée sans enchaîner 3 pèt minimum et une bouteille, ben tu te dis qu’au fond tu sais peut-être plus t’amuser toi que lui. Et oui, je suis peut-être trop terre à terre, trop la tête sur les épaules mais moi quand j’apprécie une soirée, je suis sûre de l’avoir vraiment vécue. Je reste consciente presque tout le temps et peux réellement dire si oui ou non ce fût un chouette moment ! Et à vrai dire, ça me fait bien rire d’aimer plus la soirée, moi qui reste sobre qu’eux qui finissent complètement défoncés !

Oui peut-être qu’il changera, peut-être qu’avec le temps il se responsabilisera. Sauf que moi, je l’aime comme ça, et je n’ai pas envie de le changer. Cette fois, je n’ai pas envie de le façonner pour qu’il réponde bien à mes critères. Du coup, je crois que bientôt viendra le moment où je ne pourrai plus reculer et où je devrais lui dire que malgré nos sentiments, malgré tout, on ne vit pas dans le même monde !

Moi j’ai besoin d’un bosseur, d’un ambitieux, d’un mec qui me rassure, me protège et sur qui je puisse compter. Là je ne suis jamais sûre qu’il soit pleinement conscient. Quand il me raccompagne le soir, j’ai toujours peur qu’il lui arrive quelque chose. Passer d’un grand et gros black d’1m87 à un joli blond aux yeux d’1m65, ça donne pas tout à fait le même sentiment de sécurité.

Puis moi je voulais une relation pas fusionnelle, je voulais plus tout raconter à mon mec, je voulais qu’on ait chacun notre jardin secret. Autant vous dire que c’est raté. Dès la première semaine, il me parlait de sa flore intestinale et de tous ces petits soucis. Au 1er rendez-vous il me laissait payer ma place et l’addition et à vrai dire c’est toujours ce qui se passe quand on sort. C’est des détails mais ce n’est pas ça que je voulais et je ne crois pas vouloir et pouvoir le changer alors je profite de l’instant présent sans beaucoup d’espoir pour le futur.

Durera, durera pas, advienne que pourra. 

A deux doigts du burn out […]

Et tout le monde s’en branle !

Ne pas avoir de vacances, c’est-à-dire enchaîner 5 mois de travail non stop + être un peu fragile niveau amitié ces derniers temps + chercher un appart à distance + s’inquiéter pour les problèmes de santé dans son entourage + gérer une nouvelle relation amoureuse + et les interventions inopinées d’un connard d’ex + se disputer avec son PC qui ne vous laisse pas envoyer un mail super important = BURN OUT !

Là tout de suite, je rêverais d’être frappée par un profond coma, oui oui je sais c’est dur mais c’est vrai. Là tout de suite j’aimerais que les services secrets viennent me chercher en hélico sans m’expliquer le pourquoi du comment et qu’ils me lâchent en plein Alaska pour toujours.

Là tout de suite même si ça me fait chier de voir très distinctement que je m’éloigne de certains êtres chers, c’est fou comme j’aimerais être orpheline et avoir 0 ami. Personne pour te donner des conseils qui au fond, tiennent surtout compte de ce qu’ils veulent eux. Personne pour te reprocher quoi que ce soit.

Là, tout de suite, je me désinscrirais volontiers de cette merde que peut être Facebook.

Là tout de suite je fermerais volontiers mes paupières et ne les réouvrirai Dieu seul sait quand.

Là tout de suite c’est con mais vraiment, ça ne me ferait rien de mourir. Pourquoi ça devrait me faire quelque chose ? Là, aujourd’hui alors que je devrais être l’une des personnes les plus heureuses au Monde, je suis complètement éteinte. Eteinte de l’intérieur comme si quelqu’un avait soufflé sur la bougie qu’est mon coeur. Non je n’ai pas vraiment de raison de me plaindre, oui il y a des gens bien plus malheureux sur cette Terre mais ça ne va pas, c’est comme ça. Comme l’impression que le destin ne veut pas mon bonheur. Alors qu’il y a 2 ans j’étais triste à cause de ces putain de 20 ans qu’on avait annulés, parce que je pensais que je le méritais cet évènement, aujourd’hui je me dis que c’est une bonne chose cette annulation. Non je ne méritais pas un bel anniversaire, je ne méritais pas cette belle relation amoureuse qui devait durer toute la vie et il semblerait que je ne mérite même pas mes amis.. Je sais pas ce que je mérite mais pas grand chose de bien je crois. En tous cas c’est ce que je ressens en ce moment quand je vois comment les gens agissent autour de moi. Et comme j’ai quand même eu de jolies choses qui se sont incrustées dans ma vie ces dernières semaines, il faut sans doute que tout le reste aille mal, histoire que la balance soir équilibrée… A vrai dire là tout de suite je suis pas vraiment sûre que le moral soit à 0 hein, j’aurais spontanément dit – 3 000, mais après tout, je suis excessive, et marseillaise de surcroît.

Evidemment, là, tout de suite je l’arrêterais volontiers ce blog mais je sais que ça e serait pas une bonne chose, à moins de le troquer contre un cahier. A vrai dire c’est peut-être ce que je devrais faire parce qu’entre nous, ça intéresse qui cette vie ? Moi-même qui en suis la principale protagoniste, cette vie m’intéresse pas.

Comme le temps passe…

Il y a un an, j’étais probablement au camping avec l’ex belle famille. Je profitais de ces moments sans savoir qu’ils compteraient parmi les derniers que je passerai avec eux. Quelques semaines plus tard, nous partions en amoureux dans l’une de mes villes préférées, Londres ! Ce fût surement l’un des plus beaux cadeaux qu’il m’ait fait, et Dieu sait que j’ai été gâtée pendant ces 4 ans. Je profitais de cette ville magique et de celui que je croyais encore être l’amour de ma vie, rien que ça. Dans sa tête à lui, le début de la fin s’annonçait. Bien sûr, ça je ne l’ai su qu’après.

Aujourd’hui, je repense à cette année qui vient de s’écouler. D’abord à ces 5 mois de stage qui arrivent enfin à leur fin, puis je repense à la pression que j’avais quand je pensais à ce fameux départ à l’étranger. Etre loin de lui, loin de mes proches… Puis je pense surtout au bonheur que ce fût de vivre cette expérience et que là tout de suite, si un génie sortait d’une lampe, je lui demanderai certainement pas de remonter dans le temps pour le retrouver lui, non non, je n’en ai plus envie. Retrouver un inconnu, à quoi bon ? Par contre, je lui demanderai certainement de me ramener au jour où j’ai fait le choix de rester que 3 mois dans un magnifique pays. Parce qu’après tout, vu la situation actuelle, avec 3 ou 6 mois d’échange, ma situation « professionnelle » serait sans doute la main. Oui car mes plans ont changés. Ce n’était pas volontaire. Pour moi, ma vie était toute tracée. Peu importe la ville, peu importe la boîte, peu importe le pays, tant que j’étais avec lui.

Je me souviens aussi l’envie que j’avais d’intégrer cette putain d’école. Cette école qui oui, je le dis encore a gâché ma vie. Ma vie d’avant mais qui en même temps m’a permis d’avoir celle que j’ai maintenant et de construire celle que je vais avoir. Cette mauvaise expérience m’a endurci. Le jour où lui m’a appelé à la fin du boulot, il y a un peu plus d’un an, pour m’annoncer que oui, moi aussi j’étais admise dans l’école et que donc on irait ensemble.

Puis il a complètement disparu de ma vie. Il ne me restait plus qu’un objectif auquel me raccrocher, mon entrée en M2. Je me suis battue, j’ai fait des sacrifices mais quelqu’un a décidé que je n’en valais pas la peine. J’ai eu les boules, j’ai eu les nerfs, j’étais révoltée et le suis toujours. D’ailleurs la personne en question ne va pas tarder à connaître le fond de ma pensée. Cependant je peux aussi remercier cette personne. Je peux lui dire merci de m’avoir, pour la 2ème fois de ma vie, déviée de mes projets. Grâce à son entêtement à me pourrir la vie, j’ai découvert les autres opportunités qui s’ouvraient à moi, dont certaines, je crois, bien plus intéressantes que celles que j’avais envisagées.

Et là, une nouvelle vie m’attend pleine de nouvelles rencontres, une nouvelle ville, un nouveau taff et un salaire de folie ^^. Mais aujourd’hui, ça fait aussi un peu plus d’un mois que mon petit coeur se rappelle ce que ça fait le début d’une histoire. D’une histoire avec de vrais sentiments, pas qu’une histoire de cul. Oui je vous entends, vous derrière vos écrans « Tout nouveau, tout beau. » Vous avez bien raison et j’en ai bien conscience. Pour l’instant je profite de chaque moment mais ne me projette pas, du moins j’essaye. D’abord parce qu’on apprend de ses erreurs et que je ne souhaite pas refixer une date de mariage ou même faire des présentations à la famille avant au moins 10 ans. Puis parce que même si tout va bien, même s’il est adorable, ça ne va pas matcher longtemps si il ne change pas. Et en même temps si il change, il ne sera plus vraiment lui… Ces choses me semblent incompressibles chez lui, et pourtant je sais que je ne pourrai pas les supporter si ça devient vraiment sérieux entre nous.

Je ne veux pas rentrer dans les détails mais tout simplement, il aurait été la personne idéale il y a 4 ans…. Quand j’étais encore cette lycéenne fofolle qui voulait tout tester, tout connaître. A la place, je l’ai rencontré lui et je suis tombée sous le charme, Lui qui était si posé, si fort, si tout… Il a réussi à me cadrer, à me rendre ambitieuse voire carriériste et tout et tout.

A y réfléchir je lui demanderai peut-être ça aussi à mon génie, d’inverser le cours des choses, ou plutôt l’ordre des relations amoureuses dans ma vie. Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé, on fait avec. Comme dit la chanson, « dans la vie on fait ce qu’on peut, pas ce qu’on veut ! »

Et même si on a l’air pas du tout sur la même planète, même si le fameux jour, (vous savez ce jour où tout change, où en 5 minutes la Terre a fait bien plus qu’un Tour sur elle-même), n’était pas aussi magique que ce 7 janvier glacial, la suite sera pas plus mal. Je serai surement moins traitée comme une princesse, moins idolatrée et tout et tout mais ça restera simple et sain et ça quelque soit la durée de cette idylle.

Le temps passe. Déjà 22 ans, presque 6 mois que je tiens ce blog. Les temps sont moins durs maintenant qu’au début mais comme je m’y suis engagée, je continue. Je continue à écrire. Le temps passe, certaines personnes restent, d’autres partent, lâchement ou juste parce que c’est la vie.