Du fantasme à la réalité…

C’est une question que beaucoup personne ont déjà dû se poser. A mon tour de me questionner à ce sujet.

Laissez-moi vous raconter mon histoire. Il y a un an, premiers jours de M1 dans une nouvelle école, on nous met en groupe pour un travail. Je rencontre les premiers membres de ma future promo et là deux personnes sortent du lot. Celle qui deviendra mon acolyte pour l’année Elo, puis un certain Emmanuel. Il semble un peu moins con que les autres puis il y a cette réaction quand je dis dans la conversation « Mon copain aussi est en master ici ». J’ai longtemps cru m’être fait un film (chose que je crois souvent, encore là tout de suite.) J’ai tellement confiance en moi que j’ai du mal à comprendre qu’un mec puisse être intéressé par moi. Ce jour là, j’ai cru lire une certaine déception sur son visage. Je n’en ai jamais parlé aux autres membres de la promo.

Puis l’année commence réellement et on ne se parle quasiment pas pourtant avec ma chère Elo on se rend bien compte qu’il nous lance de drôles de regards. Puis il y a ce hasard. Un autre travail de groupe où l’on se retrouve ensemble. Et là, le timide Emmanuel commence à se révéler et se rapprocher de moi en me donnant un surnom qui est pour moi réservé à ma famille « Lulu ». Je le remets plusieurs fois à se place puis j’accepte petit à petit cette familiarité.

Le temps passe puis je deviens célibataire. J’accuse le coup et essaye de passer à autre chose. Janvier 2013, on part tous en Erasmus. On prend des nouvelles l’un de l’autre puis le croyant célibataire j’essaye de lui faire comprendre qu’il ne me laisse pas totalement indifférente. Sûre de moi, je lui pose quand même la question :  » T’as une copine? » Et là, la réponse inattendue arrive. Ah, Monsieur n’est donc pas célibataire. Je m’écrase et arrête mes allusions.

Et en mai juin dernier, Monsieur rentre d’Erasmus et m’envoie un message sur Facebook pour me dire qu’il est sur Marseille et qu’il voudrait me voir. Il me demande si je me remets de ma rupture, si j’ai quelqu’un, puis il me dit qu’il envie ma vie de célibataire. On discute pas mal, puis il se révèle. Il me dit clairement qu’il aimerait bien que l’on couche ensemble.

Je reste sur le cul et bien qu’il me plaise, je n’oublie pas qu’il est en couple et refuse. Puis il m’explique son attitude. Il me dit qu’il agit en accord avec sa copine. Je reste bouche bée et ne donne pas suite. Puis plus de nouvelles. Il supprime son compte Facebook. Je pense de suite à la copine jalouse et à la raclée qu’il a dû se prendre.

Entre temps je me mets en couple avec quelqu’un d’autre et je reçois un mail du fameux Emmanuel qui me donne son numéro de téléphone (que j’avais déjà by the way).

Je lui réponds et lui dis qu’en son absence je me suis mise en couple et que même si lui est infidèle, moi je ne le suis pas.

Depuis il revient, à mon plus grand plaisir je l’avoue, à la charge assez régulièrement. Et au plus ça va, au plus je me dis que j’en ai très envie.

J’ai bien sûr rompu depuis et suis libre comme l’air.

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Ce qui m’encourage encore plus est qu’il est près à faire 100kms pour venir, pour réaliser son fantasme, avec moi, qui n’est ni top model, ni rien. Et moi ? Ben moi j’en ai très envie certes, mais je me sens mal rien que d’envisager ça avec quelqu’un en couple. Puis en même temps je sais que ce n’est pas moi qui doit me sentir mal. C’est lui qui n’est pas correct avec sa copine, pas moi. J’aurais juste préféré ne pas avoir. Et en même temps je me dis que moi, celle qui était tant amoureuse de son mec à l’époque, avait déjà eu un petit faible pour lui. Je serai vraiment bête de passer à côté de cette opportunité, non ?? J’en avais envie mais ne l’aurais jamais avoué, lui l’a fait.

Pourtant cela fait des mois que j’y pense, que je le laisse espérer sans avoir sauter le pas. Pourquoi, parce que je me pose toutes ces questions. Est-ce que ça fait de moi une salope ? Est-ce que je ne risque pas de le regretter ? D’attendre plus que ça de sa part, en sachant pertinemment qu’il ne pourra jamais me donner plus ? Je vous rappelle que je suis un vrai coeur d’artichaut. Et surtout, j’ai le souvenir de la dernière fois où j’ai assouvi un fantasme. Ce fameux soir où après un dîner parfait, je m’étais retrouvée dans le lit du mec le plus canon qu’il m’ait été donné de voir à ce jour, mais aussi le plus bidon au lit. Et si Manu n’était pas un bon coup, n’était pas mon bon coup ? Et si il n’était pas respectueux? Et si j’étais à la place de sa copine?

En gros, ma question est : vous le feriez-vous ?

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D’amour ou d’amitié

Il y a quelques temps une amie nous faisait part d’un article sur la durée de l’amitié. D’après certaines sources, celle-ci durerait entre 5 et 7 ans.

Après l’amour dure 3 ans, nous revoilà avec une date limite pour nos relations amicales. Je suis vraiment pas convaincue par ce genre de choses même si au fil du temps je me rends bien compte que les amitiés éternelles sont rares, voire impossibles.

Oui je suis du genre optimiste comme meuf…

Pourtant j’avoue que parfois je vois des similitudes entre l’amitié et l’amour.

Dans les 2 cas, au début c’est tout nouveau, tout beau. Tu découvres des gens nouveaux, vous avez des affinités et c’est parti pour l’amitié. On fait des efforts pour plaire à l’autre, pour être conforme à ce qu’il attend. Bien sûr on le fait sans en avoir conscience mais pourtant… Chacun fait des concessions pour être sur la même longueur d’onde, pour apprendre à mieux se connaître. Et tout roule pendant un bon moment, on apprend de l’autre, on commence à changer, à découvrir de nouvelles choses. On se soucie pour l’autre, puis…

Puis ceux qui étaient prêts à faire des kilomètres pour te voir, ne sont plus capables de prendre un train voire un avion… Avec le temps, on s’aperçoit qu’on ne peut pas toujours se donner autant à fond, ou qu’on en a plus envie. Petit à petit la nouveauté laisse place au quotidien et à la routine, comme en amour.

Sauf que bien qu’on aime ses amis, on ne les aime pas de la même façon, pas avec la même passion et les mêmes sentiments. En amour, on peut survivre dans la routine parce que c’est une relation quotidienne, on est poussé à  réalimenter la flamme régulièrement. Alors qu’en général, on ne vit pas, on ne dort pas, avec ses amis. Même si on compte les uns pour les autres, on ne peut pas agir de la même façon. On essaye juste de rester à l’écoute, d’envoyer des petits rappels pour dire « Hey, j’suis là, j’toublie pas. » Puis y’a ces fois où c’est toi qui a besoin d’un signe et où rien ne vient. Tu envoies un, deux SOS, puis comme justement l’amitié n’est pas exactement de l’amour, on laisse tomber. On abandonne et on barre un ami de la liste. C’est triste mais je crois qu’en amitié je suis plus lâche qu’en amour.

En amour je suis prête à me ridiculiser pour essayer de retenir l’autre, en amitié, je me sens vite désarmée.

Pourquoi ? Parce que l’amour c’est exclusif (du moins chez moi), et que si tu te bats pas pour LA personne que tu aimes, personne ne le fera. Des amis, généralement on en a plusieurs. Pas forcément des milliers, mais au moins 2 ou 3, du coup, si l’alchimie ne marche plus avec l’un d’eux, autant garder ton énergie et ton temps pour ceux qui au moment T, prennent encore le temps de te montrer qu’ils sont là, et ceux pour qui tu as encore envie d’être là.

Là tout de suite, je ne vois pas mon avenir, ma future vie pro, familiale etc sans mes amis actuels, pourtant de jour en jour je me rends compte que ça va être plus que difficile de maintenir nos relations. Parce qu’on se connaît depuis un moment maintenant, parce qu’on a déjà tous beaucoup changé, moi la première, et parce que ça ne va pas s’arrêter là…

Pourtant parfois je rêve de croire encore à l’amitié éternelle.

Living my own life

Quel bonheur de retrouver cette indépendance à laquelle j’avais goûtée il y a quelques mois. Quel bonheur de vivre dans cette jolie ville que j’avais entrevue il y a quelques années.
Quel bonheur !

Juste une impression de pouvoir réellement prendre ta vie en main. Décider de faire un régime draconien ou de te gaver de fast food, libre de choisir si tu vas aller danser toute la nuit ou si tu vas te glisser sous la couette à 20h, libre de décider si ce joli jeune homme va finir dans ton lit dès le premier soir ou si il va devoir te payer un verre, puis un restau voire deux ou trois, avant de pouvoir découvrir ton chez toi.

Libre de tout.

A dire ça, on dirait que ma vie chez ma mère est un calvaire, pas du tout. Je suis très indépendante chez elle  aussi, c’est juste que par respect pour elle je me force souvent à faire les choses pas comme je voudrais les faire. A manger quand je n’ai pas faim, à ne pas ramener du monde à l’improviste, à ne pas rentrer complètement déchirée, etc…

Ce n’est que des détails mais c’est quand même une chance unique d’avoir cette opportunité d’être indépendante un mois sur deux.

Et je sais pas pour vous mais pour moi c’est important de me dire que je suis capable de payer mon loyer sans l’aide de mes parents, de gérer ma vie professionnelle, amicale et sentimentale même quand je suis loin d’eux. Oui j’aime ma famille, mais je l’aime encore plus quand on est pas trop près. Ainsi j’appelle ma mère avec plaisir et je suis juste ravie quand mon père me propose de faire le trajet avec moi pour m’aider à m’installer. Faut dire que ça fait un petit moment qu’on a pas passé des moments que nous 2, du coup j’essaye de profiter un max des moments qu’il me propose.

Et même si je ne suis pas là pour me faire des amis, ce n’est vraiment pas mon objectif premier, c’est quand même gratifiant de voir qu’en moins d’une semaine tu crées des liens. Alors non ils ne deviendront peut-être pas mes meilleurs amis, ils ne m’accompagneront surement pas tout au long de ma vie mais n’empêche savoir que dans une nouvelle vile, dans un nouveau monde, des gens s’inquiètent de savoir si t’es bien rentrée chez toi après une petite soirée, ça fait chaud au coeur. A vrai dire je pensais que c’était des comportements un peu réservés aux expériences Erasmus. Devenir potes aussi vite, parce que le temps presse, c’est un peu ce que je vis aussi ici, ce qui me fait un peu perdre la tête. Oui, j’ai tendance à me croire encore à l’étranger sauf que là les enjeux sont un peu plus importants. Je suis bien en France, je suis à Montpellier, ville qui deviendra peut-être ma future ville. En tous cas je ne regrette pas mon choix. Même si ma vie professionnelle n’est pas celle que j’avais imaginé, ma demi-vie d’étudiante a l’air pas mal partie.

Advienne que pourra !

Et toujours cette envie…

Parce que quand ça ne va pas fort, quand la météo s’y met et que de toutes façons tu sais que cette période de l’année n’est jamais une période festive pour toi et ta famille, t’aggraves un peu la situation en ressassant le passé.

D’abord, tu procèdes par ordre de priorité et casse avec ce gars si gentil et si adorable, mais juste pas celui fait pour toi. Ensuite, t’essayes de tenir le coup dans ce nouveau job qui te puises le peu d’énergie qui te restait. En plus, on rajoute des gros soucis de santé dans ton entourage et enfin, on en rajoute une couche par un éloignement flagrant avec l’une de tes amies les plus proches.

Et là, tu repenses à un an en arrière. Cette période où tu sentais que la fin arrivait mais où tu n’as rien pu faire. Cette fameuse date qui arrive, ce putain de 7 novembre 2012 qui signa la fin d’une histoire, qui pour le moment, est toujours l’histoire de ma vie.

Et là tu sais déjà le message que tu mettras sur Facebook le jour J : « 1 an de liberté ! » ou un truc du genre. Oui je sais, c’est grave de penser sa vie à travers des messages Facebook mais bon…

Le pire c’est que j’en suis sûre que cette rupture est la meilleure chose qui me soit arrivée à moi, mes amis, et ma future carrière, pourtant… J’ai fait des choses que je n’aurais pas faites avec lui. Et en même temps je ne suis plus sûre d’avoir le courage pour faire toutes ces autres choses que je voulais faire. Il était ma force quand même et bien que cette rupture m’ait endurcie, je ne suis pas sûre d’atteindre mes objectifs sans lui.

Pourtant, depuis que je sais qu’il partage sa vie, son lit, et tout le reste avec cette fille, je suis juste écoeurée. Ecoeurée parce que ça remet tellement de choses en cause. Toutes ces choses qu’il me disait, ses sentiments, tout. Et le pire de tout, c’est que je sais que si je ne l’avais pas poussé à faire ces études là, il ne l’aurait jamais rencontrée. Et au fond, qu’est-ce que ça peut me foutre ? On est plus ensemble de toutes façons!

Je crois que le problème est purement égoïste et mesquin. Il est heureux, je ne le suis pas. Et le pire, je sais grâce à qui il est heureux, chose que je n’aurais vraiment pas dû savoir.

Malgré tout, même si je ne veux pas que quoique ce soit recommence entre nous, et parce que c’est impossible, ça me tue de savoir qu’elle a probablement emménagé avec lui. Même pas un an et voilà… Comment je le sais, Facebook bien sûr…

Qu’est-ce que j’attends pour m’en casser, bonne question ! 

On a passé 4 ans ensemble et pourtant…

Cette impression d’avoir été un objet ou plutôt un outil. Je l’ai aidé à se soigner et maintenant « zebi ». Et c’est ça aussi qui m’a poussé à redevenir célibataire : je ne suis pas psychiatre les gars ! Un mec sain de corps et d’esprit, sans casseroles, ça existe ?

Enfin tout ça pour vous dire que là tout de suite, j’ai envie de lui envoyer un message. Non je n’ai plus son numéro, oui je l’ai bloqué sur Facebook et Skype mais malheureusement, je connais toujours ses adresses mails par coeur…

Envie de lui dire que c’est un salaud, un enculé mais que malgré tout j’espère qu’elle est la femme de sa vie, qu’il va l’épouser et lui faire des gosses. Qu’au moins dans ma vie je puisse me dire que quelqu’un est heureux, un peu grâce à moi (de ma connerie et de ma naïveté.) Parce que jaloux comme il était, amoureux et accro comme il le faisait croire, jamais j’aurais imaginé ça… Parce que je sais pas si j’aimerai autant un jour, si je serai heureuse et si un jour je lui pardonnerai.

C’est juste affreux de mettre un visage sur la nouvelle femme de sa vie.

Non je ne l’aime plus et je suis formelle, malgré tout ce que les gens pensent. Je ne l’aime plus mais il y a des périodes comme ça où je me rends bien compte que je n’ai pas totalement fait le deuil de cette putain de relation. Cette relation si naïve, si enfantine. Je crois que c’est ça le premier amour et c’est ça qui m’inquiète. Je sais qu’il n’y en aura pas deux…Avec personne ça se fera avec tant d’insouciance, tant de poésie… Mais je pense qu’avec personne non plus ça fera aussi mal…

Envie de lui parler, de savoir ce qu’il devient même si je sais le principal, il est heureux et ça me tue.

Etre ou ne pas être […]

To be or not to be executives ? Comprenez être ou ne pas être cadre ?

Non non pas de philosophie, pas de grande théorie ni rien. Juste un questionnement.

Une question que je me pose de plus en plus. La question en fait c’est est-ce que c’est vraiment une bonne idée de faire des études, d’entrer sur le marché du travail à BAC+5 en visant un poste de cadre supp’? Est-ce ça la vraie vie ? Bosser bien plus que le nombre d’heures prévues sur ton contrat, sans heures supp’ qui tiennent. Rentrer chez soi pas avant 19h, partir avant que tes gosses soient levés, parfois bosser le week end voire bosser le soir à domicile…

C’est ça que je veux ? Moi qui ait laissé tomber mes rêves de restauratrice par peur de ne plus avoir de vie perso? Alors oui, j’aurai peut-être un bon salaire, et encore, c’est pas sûr.

Au plus j’y pense, au plus je me dis que oui, je me ferai surement chier dans un job quelconque genre dans secrétaire ou un truc administratif du genre mais au moins là je risquerai pas mes arrières, je ne me retrouverai pas en prison et je n’y laisserai pas ma santé, du moins un peu moins.

Ce qui est sûr c’est que si un jour je suis DRH comme je le veux depuis plusieurs années maintenant, je n’irai surement pas jusqu’à la retraite. Je bosserai comme une folle pendant 20 ans, je me remplir bien les poches puis je prendrai mes clics et mes clacs. Je quitterai le monde fou du marché du travail, je tirerai ma révérence pour profiter de la VRAIE vie, de mes enfants, de ce monde.

Et sans en avoir parlé au préalable à ma mère, lors d’une conversation elle m’a clairement dit qu’elle était persuadée que les RH ne seront qu’une partie de ma vie, et qu’elle m’imaginait bien ouvrir des chambres d’hôtes pendant une autre partie de ma vie, histoire de renouer avec la restauration. Perso j’aurais plutôt penser écrire un livre ou créer des choses, mettre en avant mon côté créatif mais pourquoi pas. En tous cas je sais que ma santé mentale et physique ne résisteront pas à une vie entière de ce travail de dingue. Ce qui est encore plus sûr c’est que je ne ferai jamais des horaires aussi fous que ce que je fais en ce moment. Etre l’apprentie d’une cadre supp’, c’est épuisant. Et j’ai honte quand je dis ça parce que tous ces gens là, le font eux depuis des années. Ils se lèvent tous les jours à 5h du mat’ et ça parfois 6 jours sur 7, ils ne comptent pas leurs heures et moi, petite conne de 22 ans, je suis fatiguée au bout de 2 semaines. Moi je n’ai ni gosses, ni impôts à payer certes mais moi, je ne suis pas partie en vacances, moi aussi j’ai des problèmes et moi, je n’ai pas été payée en septembre. Je n’ai même pas cette satisfaction là alors autant vous dire que la motivation se fait discrète par ici, à tel point que pour la 2ème fois, je me demande si je ne me suis pas trompée de voie.

Pourquoi je ne fais pas comme les autres? Pourquoi je passe pas un concours administratif pour aller me niche dans un bureau de l’une de nos chères administrations françaises et ça pour toute la vie ?