Deux Milles Treize en toutes Lettres !

Parce que l’heure du bilan est venue. Est oui, avant de vous parler de tous mes projets de vie pour 2014, il est peut-être préférable que je commence par le résumé de cette année 2013, non ?

Contrairement à tout ce que je pouvais croire il y’a un an de ça, cette année fût vraiment exceptionnelle, vraiment spéciale. A vrai dire, si je devais garder qu’une année dans ma vie, je crois bien que ce serait celle-là. Certes c’est réducteur de résumer 22 ans en un an mais cette année a regroupé tellement d’évènements marquants que je ne pourrai pas l’oublier.

Alors bien sûr il y a eu cette redécouverte du célibat. Oui certes, j’ai bien été célibataire avant ça dans ma vie, mais j’étais encore très jeune et c’était alors « normal » de l’être. Aujourd’hui, je sais clairement ce que veut dire d’être libre comme l’air.

Si je devais résumer cette année en quelques mots ce serait la Culture, les Voyages, les Rencontres et le Plaisir !

D’abord la culture parce que qu’on le veuille ou non, ce qui a fait que cette année 2013 a été extraordinaire pour moi, ça aussi été le fait que ma chère ville, que cette magnifique cité phocéenne fût pour une fois montrée aux yeux de tous à sa juste valeur. Oui, 2013 m’a permis de redécouvrir ma ville et de me reprouver qu’où que j’aille dans le monde, quelques soient les villes que je visiterai, celle-ci ne cessera jamais de m’étonner, de me surprendre mais surtout de m’émerveiller. La culture aussi parce que je ne suis jamais autant allée dans les musées qu’en 2013. Aux Pays-Bas, en République Tchèque et bien sûr à Marseille, les peintres, les sculpteurs n’ont cessé de me rendre mon âme d’enfants. Je n’oublierai jamais ces toiles de Van Gogh, à l’autre bout du monde, qui me faisaient me retrouver chez moi, en Provence.

Culture aussi parce que malgré tout ce que j’ai pu croire auparavant, cette année a été une vraie ouverture d’esprit pour moi, en partageant mes journées, mes soirées avec des gens venus du monde entier.

Le second mot est bien sûr Voyage. A vrai dire j’ai toujours aimé ça, et je n’étais pas vraiment à mon coup d’essai en partant en Erasmus aux Pays-Bas, par contre je n’avais jamais voyagé avec des inconnus. A part avec ma famille, mon amoureux, ou en voyage scolaire, ou linguistique, je n’étais jamais partie seule, et je n’étais jamais partie avec des gens rencontrés seulement quelques jours auparavant. Je crois que c’est aussi ça qui rend ces moments uniques. Et ce qui est sûr, c’est qu’en 2014 les voyages vont continuer. Outre les Etats-Unis qui me font toujours autant rêver, je vois encore plus loin avec des destinations comme l’Australie et la Thaïlande.

Rencontres, rencontres. On reste dans le thème de mon Erasmus avec des amitiés rapides, instantanées, et que je veux croire durables. Mais il y a aussi eu ces quelques rencontres, ces quelques personnes qui font que les 4 derniers mois de 2012 ont été un poil moins douloureux, ces gens que j’ai rencontré dans cette école, ici en France. Et bien sûr, il y a eu ces rencontres amoureuses, ou pas d’ailleurs. Disons-le, je n’ai jamais rencontré autant de mecs de ma vie. Je n’ai jamais autant donné mon numéro de téléphone et n’ai jamais eu autant de premiers rendez-vous. Je n’ai jamais autant partagé mon lit avec un autre.

Et enfin, le dernier mot est plaisir. Plaisir au sens large. D’abord, j’ai retrouvé mes amis et ma famille (bon ok j’ai laissé quelques personnes sur le bord de la route, mais c’était pour le bien de tous). Depuis un an, je ré-apprécie les moments passés avec ma mère, avec mes proches et avec mes amis. Faut dire qu’il n’y a plus ce boulet à ma cheville qui faisait que parfois je ne pouvais pas profiter entièrement de ces bons moments. Puis il y a eu la redécouverte de l’alcool, et de la nourriture aussi d’ailleurs. Je n’ai jamais autant bu de ma vie et je ne me suis jamais autant offerte de cadeaux. Et oui, autant profiter tant qu’on le peut, non ? ^^ Et enfin, il y a eu cette révélation. Il y a quelques mois, je commentais encore un article sur l’orgasme vaginal, désespérant de ne jamais en connaître. La blogueuse disait que généralement ça n’arrivait pas avant 30 ans. Je prenais donc mon mal en patience en attendant, puis il y eut lui. Non, pas l’homme de ma vie, ça c’est sûr mais celui qui me prouva que tout était encore possible, même le meilleur, surtout le meilleur 😉 Puis j’ai compris que l’homme n’était pas forcément la source de l’orgasme et du plaisir en question. Bien sûr il y contribue, ça c’est indéniable, mais comme le disent pas mal de magazines ces temps-ci, il faut avant tout connaître son coeur, savoir ce qui nous plaît et oser !

Voilà, cette année fût magique ! Oui il y eut des hauts et des bas, surtout au niveau pro mais après tout, je voulais intégrer cette école et cette boîte, ce ne fût pas forcément le meilleur choix, mais n’empêche que j’y suis parvenue !

Alors je vous souhaite à tous une année 2014 aussi riche en rebondissements, en fous rires et en surprises que ce que le fût mon année 2013. On se retrouve très vite car mine de rien, ce blog n »est surement pas pour rien dans le côté exceptionnel de cette année !

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Je suis une « Serial-Dateuse » mais j’me soigne !

Il y a les serial-loveuses, les serial-fuckeuses, mais aussi les serial-dateuses ! A vrai dire je peux aussi être les deux premières, mais comme vous l’avez compris, en ce moment, je fais surtout partie de la 3ème catégorie.

Et oui coeur d’artichaut, mais pas seulement ^^. Un pas sur ces foutus sites de rencontres et me voilà lancée dans des tas de discussions, toutes plus banales les unes que les autres. Et là commence la guerre de celui qu’obtiendra un rdv en premier. Et dans ces moments là, le plus intéressant est souvent celui qui ne te proposera pas de rendez-vous dans les premières 48h, mais ça, tu le sauras qu’après.

Du coup, si tu es faible comme moi, te voilà coincée avec un gars pas super passionnant mais gentil et pas trop moche. Du coup, tu n’oses pas lui dire non, d’abord pour ne pas le blesser alors qu’il a déjà commencé à t’embrasser à pleine bouche et parce qu’à l’écouter, tu es déjà la femme de sa vie… (VDM) Par peur de passer à côté de l’histoire de ta vie, tu tentes quand même l’expérience et te lances dans une relation bancale qui n’a pas d’avenir.

Et le mec intéressant alors ? Ben lui, il se voit passer devant par des couillons juste un peu trop pressé, un peu prétentieux et le voilà évincé !

Mais comme le dis le titre, je me soigne. A ce propos, je suis très fière de moi, voilà maintenant 2 rdv sans que je tombe complètement in love ^^. Et je dirais même mieux, sur ces deux rdv, j’ai réussi à ne pas me faire embrasser pendant l’un d’eux. C’est nul je sais, mais si vous saviez comme je suis fière.

Oui la fille est contente de ne pas avoir plu au mec avec qui elle avait un RDV, et alors ?!

En fait ça me rassure. Si je plaisais vraiment à tous ces mecs rencontrés via ce site pourri, ça pourrait vouloir dire plusieurs choses. D’abord, que je suis tellement commune que je m’adapte aux goûts de chacun, ensuite qu’ils sont sans doute vraiment désespérés pour être immédiatement intéressés à ce point par ma petite personne…

Je veux pas m’emballer, mais j’ai bon espoir pour que le coeur d’artichaut disparaisse bientôt ^^. Tout ça pour dire que ces sites de rencontres, c’est vraiment bidon et que j’espère bien qu’en 2014, je n’aurai pas besoin d’eux ^^.

Et si mon passé me lâchait un peu les bask’?

Et oui encore et toujours je vais vous parler de Lui et de ce foutu destin. Promis en 2014 je ne vous parlerai plus de ces 4 ans, et de cette vieille histoire qui appartient au passé. Histoire que les choses soient claires pour une dernière fois, je ne l’aime plus, il ne me manque pas ! Je n’ai juste toujours pas digéré que cet enculé soit parti avec elle, et surtout que je le sache…

Vous savez que j’accorde pas mal d’importance aux signes. J’avoue il y a aussi les signes qu’on s’invente, mais pour le coup, j’y suis pour rien.

Outre le fait qu’il ne se passe plus une journée sans qu’on parle de l’Ukraine et de la révolte populaire, ce qui me rappelle forcément le visage de cette gentille pouff’, il y a aussi ce minuscule élément que j’avais oublié.

Ce qui me gêne c’est que j’avais complètement occulté qu’un membre de sa famille travaillait dans l’entreprise je bosse actuellement. Et bien sûr, parmi la vingtaine d’antennes présente à Marseille, il faisait évidemment partie de l’une des deux que je gère… Hemdoullah il a été muté en 2011, et pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que son nom apparaisse dans l’un des dossiers dont je suis en charge… Hemdoullah again, il ne s’appelle ni Durand, ni Dupont mais quand même.

Comme si à chaque fois il fallait que lui ou sa famille se rappelle à mon bon souvenir.

Et puis il y a ces endroits, ceux où comme une idiote je pense être assez forte pour retourner, et puis il y a ces lieux que je ne peux pas éviter.

Et là ce soir, fière d’avoir réussi à ne pas penser à lui en passant à un de ces endroits, je me remets à me faire un scénario en passant devant le boulot de sa mère. Et si je croisais l’une de ces collègues que j’aimais tant ? Si c’était le cas je lui dirai bonjour et lui demanderai de leur passer le bonjour. Je lui glisserai surement une petite phrase du genre « c’est sûr que vu la nouvelle belle-fille, je faisais pas le poids » ou « ils n’ont pas perdu au change ». Un truc comme ça quoi. Histoire de leur faire comprendre que je sais et que j’ai pas encaissé.

Tout ça, ça se passe dans ma tête en une fraction de seconde, le temps que le feu passe au vert et que je puisse me rapprocher de chez moi. Puis je passe à autre chose, une nouvelle chanson passe à la radio et je commence à chantonner instinctivement. Puis le refrain arrive, et c’est le drame. C’est bien sûr celui de la seule chanson qu’il aimait étant assez connue pour passer en radio. Et c’est parti pour « Video killed the radio stars ». Je n’ai jamais autant entendu cette chanson que depuis qu’on est plus ensemble.

Pendant un instant j’ai hésité à fondre en larmes, puis finalement j’ai éclaté de rire. Putain de destin de merde ! Oui j’ai besoin de toi destin, mais pas pour me rappeler ces choses là, tinkt je pense pas les oublier de si tôt.

Et ma mère d’ajouter, « Quand même, ça doit vouloir dire quelque chose tout ça ». Euh que je ne l’oublierai jamais ? Qu’il est surement plus heureux que moi quelque soit le lieu où il est sur cette planète ? Et des fois je me laisse à rêver qu’il revienne comme une fleur, me disant qu’elle ce n’était qu’un interlude, que c’était pour m’oublier, et bla bla bla. Mais même si c’était le cas, je lui mettrai mon poing dans la gueule, parce que je ne suis pas un jouet, parce que je ne l’aime plus et parce que ça n’arrivera jamais. Je me prends à songer à ça juste parce que ça serait la chose la plus simple qui puisse m’arriver. Arrêter de chercher à tout prix à redevenir aussi combler qu’à l’époque. Et Dieu sait que je suis plutôt compliquée comme meuf ^^.

Alors chère destinée, si tu pouvais un peu changer de cible et me mettre sur une voie un peu plus réaliste et plus saine, ça me ferait des vacances et à ma mère et mes amis aussi ^^.

I’m Schizophrenic

Déjà petite, on pouvait noter une différence marquée entre la petite fille que j’étais à la maison en famille, celle que j’étais à l’école, celle que j’étais chez mes copines…

Quand ma mère venait me chercher après les goûters d’anniversaires chez une telle ou une telle, elle demandait toujours si j’avais été sage. Et c’est limite étonnées que les mamans répondaient « Ben oui, elle est calme Lu comme enfant ».  Limite si à la maison j’aurais pas dit à ma mère, du haut de mes 5 ans : « Mais qu’est-tu crois, je sais me tenir en société ! »

Ce qu’elles ne savaient pas ces gentilles mamans, c’est que dans mon élément, dans mon petit cocon, dans mon cercle familial le plus restreint possible, il m’arrivait d’être un vrai démon.

Puis il y a eu ce changement radical, ce jour où je suis passée de la bonne élève bavarde à la bonne élève discrète et timide. Ce moment à partir du quel à chaque trimestre j’allais lire sur mes bulletins scolaires, une remarque commentant ma timidité. Et à chaque fois, j’allais me faire reprendre de volée par une mère au même tempérament.

A cet âge là, je n’ai trouvé qu’une explication à ce bouleversement, deux micros chocs psychologiques : un déménagement et le départ d’une maîtresse que j’adorais. Aujourd’hui je suis bien consciente que si ce sont vraiment les raisons de mon revirement de caractère, il m’en fallait bien peu. On voit bien que je n’ai pas eu une enfance difficile, j’en conviens.

Et pourtant, avec mes copines, que ça soit à la maternelle ou au lycée, j’ai toujours su trouver ma place. Mon cousin disait de moi « Lu elle fait toujours sa commandante. » et il avait pas tort. Je savais ce qu’il voulait dire étant donné que je disais pareil de ma chère cousine. Mes avec mes amis, c’est comme si j’étais vraiment moi. Même si des fois je laisse mon courage dans ma poche, en général entourés d’eux je me sens invincible.Certes, depuis la maternelle, mes amis ne sont plus les même, mais n’empêche.

Et au quotidien, je sais que si je me comportais vraiment en moi-même dans toutes circonstances, ça m’ouvrirait des tas de portes, Non non je suis pas en train de vous dire que le vrai moi est un être extraordinaire hein, juste que je crois  que beaucoup de gens m’apprécieraient plus s’ils connaissaient la vraie moi. S’ils n’avaient plus cette image de la jeune fille pas trop bête mais coincée, rabats-joie et timide que je peux souvent laisser transparaître.

Et même dans ma vie professionnelle, mon caractère bien trempé serait un atout j’en suis sûre. Pour le métier auquel je me destine, disons-le clairement, il faut avoir des couilles, et je crois profondément qu’au fond je les ai ces roubignoles et pourtant… Pourtant même au boulot parfois je ne me sens pas à ma place, je ne sais plus où me mettre, chose qui ne m’arrive pas quand je suis moi avec un grand M.

C’est là où vous devez vous dire soit que je suis complètement conne, soit que je suis vraiment atteinte psychologiquement.

C’est peut-être pas faux, je sais pas, en tous cas toutes ces facettes font que je suis moi, même si souvent j’aimerais que mon vrai moi, celui que je suis quand je suis bien dans mes bask’, se montrent un peu plus souvent.

Est-ce qu’un jour je serai capable d’être aussi grande gueule devant ces personnes qui m’impressionnent, devant cette famille au grand complet, sans que ce soit pris pour du mimétisme par rapport à ma chère cousine ? Parce qu’à force de me comporter ainsi, certains de mes proches ne me connaissent pas réellement et du coup, risquent de ne pas comprendre le jour où j’arriverai enfin à être moi 100% du temps.

Je sais pas si c’est clair, je sais pas si à vous aussi ça vous arrive.

Alors certes, être tout le temps moi me fermerait aussi sans doute des portes, pas tout le monde a la capacité de me supporter quand je suis au top de ma forme, j’ai tendance à être saoulante, à monopoliser la parole, et j’en suis bien consciente mais même amis au moins savent que quand je suis comme ça, c’est qu’ils ont vraiment affaire à moi ; )

Et à vrai dire, moi à la place des gens, je ne me supporterais pas bien longtemps.

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Moi et mes autres moi vous embrassons très fort et on espère ne pas vous avoir fait trop peur, nous et nos multiples personnalités.

Quand la crainte devient réalité

Je ne sais pas si c’est moi qui suis vraiment bizarre ou si c’est quelque chose que les gens normaux ressentent aussi.

D’abord, je crois qu’on a tous un moment dans notre vie où l’on commence à redouter la mort de quelqu’un, d’un aïeul vieillissant, d’un ami malade, d’un animal de compagnie… Puis il y a aussi ces personnages publics, ces célébrités que l’on ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam et sans qui on n’imagine pas la vie.

Vous devez voir arrivez gros comme une maison le sujet de cet article. Oui, moi je redoutais sa mort à lui, ce cher Monsieur Nelson Mandela. Bien sûr on savait tous qu’il était malade et on se doutait que ça n’allait plus tarder. Pourtant, à chaque fois que j’entendais parler à la radio, je croisais les doigts pour que ce ne soit pas pour nous annoncer la nouvelle fatidique. Puis ce jeudi soir, ce 5 décembre 2013, l’annonce a été faite. Et là j’ai cru un instant que la Terre s’arrêtait de tourner. Et même si je sais que cet homme n’était pas de ma famille, je sais que ça me fera le même effet quand l’un des grands-parents qu’il me reste partira. Je me demanderai ce que le monde va devenir, ce que je vais devenir.

Photo: Fondation Nelson Mandela

© Fondation Nelson Mandela

Et pourtant. Pourtant je ne sais pas grand chose de ce Nelson Mandela, pas plus que la majorité des français et que la majorité des habitants de cette planète.

Et oui je suis un peu con-con comme fille, j’ai tendance à m’intéresser aux gens un fois qu’ils sont partis. C’est comme ça que je n’ai jamais autant écouté du Lou Reed que depuis le mois dernier, c’est ainsi que j’ai acheté mon 1er cd d’Alain Bashung, comme ça que je me suis rendue compte que moi aussi les chansons de Michael Jackson me plaisaient. Je sais que c’est bête, je sais que c’est dommage mais je crois qu’il y a tellement d’artistes, tellement d’humains hors du commun que je prends pas le temps de les découvrir de façon pré-mortem…

Je sais que c’est débile, mais en même temps je me dis mieux vaut tard que jamais, même dans ces cas là. Alors mesdemoiselles, messieurs, comptez sur moi pour devenir d’ici peu, une vraie experte en ce qui concerne Mister Mandela ! Et ma quête d’informations et d’anecdotes à son sujet va commencer par une recherche d’explications concernant le discours de Raoul Castro qui est censé avoir lieu demain à Johannesburg.

PS : disons-le Mandela était un bel homme, dans tous les sens du terme.